Ecoutez les auteurs de La Fin des maires:
le 14 février : France Bleu national, journal du soir
vendredi 15
février : l'émission Le téléphone sonne
sur France Inter
le 15 février : France Bleu Besançon, débat en direct
à 11 H.
le 16 février : dans l'émission Rue des
entrepreneurs sur France Inter
le 23 février : Transeuropéennes sur France Inter
le 23 février : Le journal de 12h30 sur France Culture
le mecredi 19 mars : RTL soir, 18h30 le journal de vincent
Parizot
Découvrez notre nouvelle publication, premier ouvrage
de la collection Présence :
La fin des maires, dernier inventaire avant disparition.
En vente dans toutes les librairies de centre ville et
les réseaux Cultura, Virgin etc.
Il y a encore peu de temps, la mairie trônait au
milieu du village et les vaches étaient bien
gardées. Le maire gérait sa commune, s’occupait de
ses administrés et l’État veillait, garant des
grands équilibres. Par endroits, ce décor subsiste encore,
simple façade qui maintient l’illusion.
L’édifice républicain s’est lézardé,
l’équilibre s’est rompu sous les coups de boutoir
de la
mondialisation, de la construction européenne et d’une décentralisation
toujours inachevée.
L’État est désormais trop grand pour les petites
choses et trop petit pour les grandes.
Il déserte les territoires, laissant les égoïsmes
locaux s’affirmer.
Face à ces mutations, seuls, les maires résistent encore.
Isolés dans leurs communes,
ces derniers piliers de la République font front et parent au
plus pressé.
Insuffisamment formés, fatigués et souvent excédés,
ils ploient sous la paperasse,
les responsabilités et nos exigences. À la fois aménageurs,
développeurs et assistantes sociales,
les maires sont devenus nos femmes et nos hommes à tout faire.
Ils restent souvent
les seuls gestionnaires de l’urgence et de la proximité au
niveau local, mais, jour après jour,
leur pouvoir décisionnel décroît.
À quoi bon demander aux Français d’élire leurs
maires, si les décisions locales sont
essentiellement prises par d’autres ? Coincés entre la désertion
de l’État et la montée
de l’intercommunalité, nos maires vont-ils disparaître
? Faut-il s’y résoudre et y laisser
une part de notre âme, de nos valeurs et de notre identité ?
À contre-courant du prêt-à-penser, nos deux auteurs
proposent des pistes
de réflexion et d’action pour le renforcement du binôme
communes-État, gage d’une
meilleure articulation entre le besoin de proximité et l’intérêt
général. En clair, et sans jargon,
ils nous invitent à réfléchir et à ouvrir
le débat. L’avenir des maires et de l’État
sur
nos territoires est une question qui nous concerne toutes et tous. Au-delà du
sort
de nos 36 000 maires, il s’agit de choisir quelle société nous
voulons pour demain.
Gilles Rabin est économiste, Luc Gwiazdzinski
est géographe. Co-fondateurs de l’agence Sherpaa,
spécialistes des questions de développement et d’aménagement,
sensibles aux innovations et inquiets
de certaines transformations, ils sillonnent la France et nous rapportent
coups de coeur et coups de gueule.
Couverture : Maxppp © PhotoPQR / La Dépêche
du Midi / Marc Salvet
Distribution : Pearson Education France
ISBN 978-2-916571-07-2
19,50 € TTC
Comment faire taire les grenouilles, 2000 ans de sciences
extravagante et d'animaux curieux.
L'ouvrage a été sélectionné comme choix du libraire par
la FNAC.
Diffusion-Distribution :
Pearson

Titre : Comment faire taire les grenouilles ?
Sous-titre : 2 000 ans de science extravagante et d’animaux curieux
Auteur : Christophe Recoura
27 euros TTC
(Prix France)
ISBN 978-2-916571-05-8
Diffusion/Distribution : Pearson Education France
Comment faire taire les grenouilles ?
Unique en son genre, ce beau livre illustré accessible à tous
est une amusante promenade dans l’univers cocasse des savants,
un florilège d’une étrange science des animaux et
une anthologie de culture populaire.
Tout au long de son récit, l’auteur nous raconte les animaux
vus par le peuple, les érudits, les voyageurs, les magiciens et
les menteurs. Il nous confie les découvertes et les méthodes étonnantes
des scientifiques, les recettes et les conseils farfelus des dames charitables
et des charlatans. Il relate des faits divers et des anecdotes improbables
encore ancrés dans notre culture.
De Pline à Raspail, cette approche ludique de l’histoire
naturelle retrace des siècles d’histoire scientifique animale,
de zoologie sans logique et de savants excentriques. Une manière
de redécouvrir notre propre histoire à travers l’évolution
des sciences naturelles, dans un mélange savoureux de drôleries
et de quête du savoir. C’est un voyage rythmé de textes émouvants
et d’illustrations fascinantes, un vagabondage dans les pérégrinations
déraisonnables aux frontières du savoir accomplies
par des hommes raisonnables.
Cet ouvrage foisonnant et formidablement documenté vous propose
des images rares, autrefois réservées aux collectionneurs
et aux bibliophiles.


Culture
d'univers,
le livre événement sur les jeux vidéo en ligne.

Acheter Culture
d'Univers
contact
presse : contact(at)fypeditions.com
Distribution
diffusion : Pearson Education France 01 72 74 90 00 info@pearsoned.fr
Pagination : 360 p
Format : 155 x 205 mm
Couverture : Broché
Prix : 26 euros
Office : 12 Juin 2007
ISBN : 978-2-916571-02-7
Rayon : Sciences humaines
Innovation
Diffusion-Distribution :
Pearson
Culture
d’Univers
Jeux en réseau, mondes virtuels,
le nouvel âge de la société numérique
Frank Beau
Ouvrage collectif coordonné par la FING et le GET/Télécom
Paris
avec le soutien du RIAM - Centre
national de la cinématographie.
La société fait la découverte
de nouveaux univers tels que Second
Life et des jeux de rôle
en ligne de portée mondiale comme World
of WarCraft. On estime à plus
de cinquante millions le nombre de personnes qui fréquentent
quotidiennement ces mondes persistants.
Il n’existait pas d’ouvrage de synthèse en français
sur ces phénomènes. Le voici.
Culture d’Univers propose pour la première fois une analyse
sans détour
des règles sociales, culturelles et économiques de ces
environnements.
Fruit de la collaboration d’une quarantaine d’experts internationaux,
Culture d’Univers rend lisible un sujet jusqu’ici incroyablement
complexe. Qu’en est-il vraiment de ces mondes virtuels qui suscitent
souvent craintes ou fascinations excessives ?
Des économies parallèles inédites apparaissent
dans ces mondes virtuels.
Elles surprennent par leur ampleur et leur complexité, investissant
les jeux vidéo, mais aussi l’Internet et l’ensemble
des médias.
Des cultures contemporaines prospèrent en faisant jaillir du cyberespace
des questions à présent incontournables :
« Que se passe-t-il dans la tête de tous ces joueurs ? Ces univers
préfigurent-ils la société numérique du futur ? Et
s’ils étaient à l’avant-garde d’une synthèse
inattendue des médias au XXIe siècle ? Comment
renouvellent-ils le rapport entre réel et virtuel ? »
Synthétique et prospectif, Culture d’Univers décrypte cette
nouvelle culture et rend compte de ce qui se pratique et se crée dans
ces Nouveaux mondes. Il n’est pas une simple compilation des connaissances,
mais propose des concepts inédits pour appréhender ces cultures,
leurs
économies et leur devenir.
Culture d’Univers s’adresse au plus grand nombre : aux joueurs, aux
familles ayant le souci d’aller au-delà des idées reçues,
aux institutions, aux enseignants et chercheurs, aux industries de loisirs et
de la communication en quête de futur.
Se plonger dans Culture d’Univers c’est partir à la
découverte de ces nouveaux continents, pour comprendre ce que
joueur ou non, nous avons déjà tous en partage.




LES AUTEURS ET CONTRIBUTEURS :
Coordonné par la Fing et le GET/Télécom Paris,
Culture d’univers a été dirigé parFrank
Beau, chercheur, consultant et journaliste indépendant spécialiste
de la mutation des médias. Il rassemble les meilleurs experts
mondiaux, parmi lesquels des sociologues, psychologues, économistes,philosophes,
joueurs experts.
LES AUTEURS
• Nicolas AURAY, sociologue, GET/Télécom
Paris.
• Barry BROWN, Université de Glasgow,
Grande Bretagne.
• Marc CARO, cinéaste.
• Nicolas CHOLLET, Animateur de la
communauté JeuxOnLine.
• Nicolas DUCHENEAUT, sociologue,
Palo Alto Research Center, États-Unis.
• Thomas GAON, psychologue, OMNSH.
• Laurent GILLE, directeur SES, GET/Télécom Paris.
• Michel GENSOLLEN, économiste, GET/Télécom Paris.
• Eric LAURIER, Université d'Edinburgh, Grande-Bretagne.
• Jean-Baptiste LABRUNE, doctorant Université Paris Sud, INRIA.
• Eric MEILLER, notaire stagiaire, Université Lyon III.
• Magali MOISY et Philippe MORA, Université Rennes II.
• Holin LIN, National Taiwan University, Taipei, Taiwan.
• Robert J. MOORE, Palo Alto Research Center, États-Unis.
• Xavier LARDY, graphiste, responsable du site machinima.fr.
• Maxence
LAYET, journaliste scientifique.
• Christian LICOPPE, sociologue, GET/Télécom Paris.
• Julian KÜCKLICH, Université d'Ulster à Coleraine.
• Eric NICKELL, Palo Alto Research Center, États-Unis.
• Nicolas NOVA, Abell Entertainment, École polytechnique fédérale
de Lausanne, Suisse.
• Aurélien PFEFFER auteur, juriste, animateur de la communauté JeuxOnLine.
• Jean-Pierre QUIGNAUX, Union nationale des associations familiales, UNAF.
• Stuart REEVES, Université de Nottingham, Grande Bretagne.
• Chuen-Tsai SUN, Université Nationale Chiao Tung, Hsinchu, Taiwan.
• Michaël STORA, psychologue, OMNSH.
• Lingyun WANG, GET/Télécom Paris 2005, Chine.
• Frédéric WEIL, auteur et éditeur, directeur de Capital
Games.
• Nicholas YEE, Stanford University, États-Unis.
ENTRETIENS :
• Edward CASTRONOVA, économiste, Université d’Indiana, États-Unis.
• GOODGAME, Champions de Counter-Strike, France.
• Raphaël FUMANAL (CM) et Uwe OSTER (CEO), MDO Entertainement, Allemagne.
• Joram EPIS, Goa - Dark Age of Camelot.
Avec des textes et illutrations originaux de :
Pauline Bourdon (No Game Last Night, Femis), Yoald Penokea (slgeographic.com),
Esme, NeoGrifteR (Plus Tard), Silence, de la communauté jeuxonline.info.
Découvrez
Every[ware] d'Adam Greenfield , le livre essentiel sur le futur
de l'informatique

Acheter
l'ouvrage
Every[ware]
La révolution de l’ubimedia
Adam Greenfield
Traduit de l’américain par Cyril Fiévet
Ouvrage traduit avec le concours du Centre national du livre
Collection Innovation
Pagination : 256 p
Format : 155 x 205 mm
Couverture : Broché.
Prix : 28 euros
Office : 12 Juin 2007
ISBN : 978-2-916571-00-3
Rayon : Sciences humaines
Innovation
Diffusion-Distribution :
Pearson Education France
Everyware est un ouvrage sur l’apparition de
l’informatique ambiante « intelligente » dans nos
vies quotidiennes. L’informatique et
les interactions numériques que nous connaissons aujourd’hui
vont évoluer vers l’informatique ambiante, ubiquitaire,
créant des environnements intelligents, l’Everyware.
Dans cet ouvrage, enfin disponible en français, Adam Greenfield,
le spécialiste mondial de l’informatique ambiante nous
incite à réfléchir à ses
conséquences.
Les appareils que nous portons sur nous en permanence sont devenus
des ordinateurs miniatures, et l’électronique s’est
introduite dans la plupart des appareils de notre environnement quotidien.
Des systèmes de plus en plus « intelligents », nourris
par des capteurs en tous genres, commencent à
prendre des décisions de façon autonome.
Quelle est l’étape suivante de cette évolution
? C’est l’ubimedia, l’Everyware.
C’est ce qui reste de l’informatique quand les ordinateurs
se sont fondus dans tout ce qui nous entoure. Un monde de puces communicantes,
de capteurs en tous genres et d’interfaces innovantes, qui redéfinissent
notre conception des objets, des lieux et des relations sociales.
Un univers informationnel dense, omniprésent
et toujours connecté, où tout devient le siège
de traitements informationnels permanents, souvent à notre insu.
Cet « everyware » que décrit Adam Greenfield n’est
pas juste un concept intellectuel.
Il faut bien y voir la définition concrète de la prochaine
révolution informatique. Et elle a déjà commencé...
Adam Greenfield, en des termes simples et accessibles aux néophytes,
nous précipite dans cette vision à la fois futuriste
et réaliste d’une évolution majeure qui nous concerne
tous. Le but de ce livre n’est pas que de
décrire les contours de cette nouvelle révolution numérique,
mais aussi d’inciter à réfléchir – dès
maintenant – à ses conséquences. Car, pour le meilleur
ou pour le pire, l’ubimedia est la nouvelle réalité de
l’informatique du XXIe siècle.
L’AUTEUR
Adam Greenfield est designer numérique, essayiste et éditorialiste
et critique de « l’informatique omniprésente ».
Il est l’un des architectes de l’information les plus influents
de notre époque. Il a dirigé notamment le département
du Design numérique du fameux cabinet Razorfish à Tokyo.


Futur
2.0
Comprendre
les 20 prochaines années
de
Maxence Layet - Frédéric Kaplan - Philippe Bultez Adams
et al.
Vidéo
de présentation de Futur 2.0 par Frédéric Kaplan

Acheter Futur
2.0
Préfacé
par Yves Michaud
avec
les contributions de Adams Greenfield, Robert Freitas, Stephane
Cobos, Albert Asséraf, Jacques Ferrier, Corinne Lepage,
François
Schuiten, Gilles Lipovetsky, Henri Isaac, Michel Godet, Jacques Attali,
Patrick Gyger, Bertrand Picard, Guy Pignolet, Eric Le Bourg, Jean-Luc
Petitrenaud, Didier Fass, Frank Beau, Daniel Kaplan, Emmanuel
Parody etc.
Comment
vivrons-nous dans 20 ans ?
Unique en son genre, ce beau livre illustré pour tout public
fournit les éléments pour permettre d’imaginer et
comprendre notre avenir.
Sous forme d’une pédagogie du futur et grâce à
un contenu riche de sens, Futur 2.0 sensibilise le lecteur à
toutes les technologies qui vont compter et avoir un impact sur nos
vies dans les deux prochaines décennies.
Elles sont toutes présentées de façon claire et
précise en exposant aussi très concrètement leurs
enjeux socioculturels, économiques ou écologiques.
Des chercheurs, philosophes, sociologues ou encore artistes, imaginent
et racontent leur vision du monde de demain en soulevant un coin du
rideau sur les défis et la créativité de notre
futur.
Avec ce livre, qui mêle fiction, sciences et technologies avancées,
il propose une véritable expérience qui nous pousse à
inventer, à ouvrir notre esprit, à diversifier nos connaissances,
pour s'interroger ensemble sur les vingt prochaines années,
tenter d'en dessiner les contours et réenchanter le futur.
Découvrez
quelques pages de Futur 2.0
Distribution
diffusion : Pearson Education France 01 72 74 90 00 info@pearsoned.fr
Futur 2.0, comprendre les 20 prochaines années.
Une
coédition FYP éditions - Futuroscope
Maxence
Layet, Frédéric Kaplan, Philippe Bultez Adams et al.
FYP Editions
128 pages - 22 euros
Découvrez
aussi:
Robots
Extraordinaires
de
Cyril Fievet
Une coédition FYP éditions - Futuroscope
Le
livre est en préfacé par Axel Kahn.
Ce livre démontre qu'il est possible de produire des ouvrages
grand public qui ne pêchent pas pas leur superficialité
mais sont réellement porteurs de sens. Il nous paraît certain
que ce modèle peut être décliné sur d'autres
thématiques, avec des ouvrages attractifs, accessibles, abordables
et adoptant une démarche de réflexion et de questionnement
quant à l'avenir des technologies", estime Philippe Bultez
Adams, directeur de collection de FYP Editions
Pour
les ventes aux libraires, contacter : Pearson Education France 01 72
74 90 00 info@pearsoned.fr
Robots Extraordinaires
Cyril Fiévet, Philippe Bultez-Adams et al.
Edition FYP Editions/Futuroscope
128 pages - 20 euros
En
septembre 2007
Objets
bavards
de
Bruce Sterling
L’objet social. Dans son ouvrage Objets bavards,
Bruce Sterling propose de faire de l’intelligence” des objets,
non pas quelque chose de magique qui nous éloigne un peu plus
de leur essence, mais l’inverse : une relation vivante avec l’objet,
son origine (les matériaux qui le composent, les hommes qui l’ont
fabriqué, ceux qui l’ont utilisé…), son devenir
immédiat, ce qu’en font les autres, sa fin et son recyclage
à venir. Si, par exemple, l’empreinte écologique”
fait partie de cette relation de plaisir et d’utilité,
des choses nouvelles peuvent arriver. Prolongeant la démarche,
certains imaginent que les capteurs disséminés dans l’espace
pourraient partager et rendre accessibles leurs informations (température,
bruit, humidité, composition de l’atmosphère, images
de télésurveillance…), que d’autres pourront
corréler, interpréter, publier, à des fins économiques,
sanitaires, militantes, etc.
Il n’y a derrière ces premières propositions ni
théorie générale du développement durable,
ni critique des autres démarches : simplement la volonté
d’ouvrir d’autres portes, en s’appuyant sur le désir
et le plaisir plus que sur la sagesse et la raison.
Ces sujets étant appelés à nous occuper de plus
en plus dans les années à venir, toutes les remarques
et les idées seront les bienvenues : et vous, quels petits ou
grands changements intégrant les TIC, mêlant plaisir et
désir, imaginez-vous pour la planète ?”
"Préface
d'Objets barvards,
La voie de l'objet
Daniel Kaplan
Délégué général de la Fondation Internet
Nouvelle Génération( FING)
Vous
avez en mains un essai politique travesti en livre d'anticipation, camouflé
en philosophie du design, déguisé en pamphlet écologiste.
Et inversement.
Bruce Sterling, qui en a beaucoup écrit, sait que l'une des plus
intéressantes questions que nous pose la science-fiction est
la suivante : comment pouvons-nous faire quelque chose de notre avenir
? Quelque chose d'autre que ce qu'il deviendra tout seul, s'il suit
son propre cours ?
Ce cours est à peu près tracé : celui de l'effondrement
lent, cruel et morose du monde sous le poids de son système matériel,
étouffé par ses déchets, déséquilibré
par ses rejets, asphyxié par le manque de matières premières
à brûler.
Pour vivre un autre futur, Bruce Sterling nous suggère la plus
inattendue et la plus humaine des voies : celle de l'objet – le
barrage, la casserole, la bouteille de vin, le site web. L'objet, dit-il,
est un pari sur l'avenir : pourquoi inventer, acquérir, fabriquer,
bricoler, utiliser des objets si nous n'avons pas d'avenir ? Oui, mais
c'est bien notre civilisation matérielle, celle de l'accumulation
d'objets, qui nous mène dans le mur ? Absolument. Mais à
la question d'un avenir humain, il ne peut être répondu
que dans le désordre, par un mélange de raison et de désir,
d'invention et d'intérêt, d'espoir et de mémoire.
Par une réinvention du système des objets, dans un sens
qui, à la fois, étend le champ des possibles des générations
futures, et organise un lien moins prédateur aux ressources du
présent.
Nous laisserons Sterling décrire sa vision, lui offrir des mots
quand nécessaire. Mais pour nous préparer à le
lire, regardons autour de nous et lisons les signes : ces emballages
de plus en plus bavards à propos d'eux-mêmes et de ce qu'ils
contiennent ; ces règles qui contraignent un nombre croissant
de produits à prévoir d'emblée, avant même
leur mise en production, leur recyclage ou leur élimination ;
l'insistance sur la traçabilité des aliments qui alimentent
nos aliments, des matériaux et des conditions sociales à
partir desquels nos produits ont été produits ; les forums
de discussion en ligne sur les livres, les machines, les tour operators
; l'extraordinaire succès des marchés d'occasion sur l'internet
; la co-conception d'objets complexes à partir de modèles
3D qui permettent des échanges sans précédent entre
partenaires industriels, entre clients et producteurs, entre citoyens
et élus ; l'usage de circuits et réseaux électroniques
pour réduire l'appétit en énergie des machines
ou rendre possible l'achat des surplus d'électricité produits
par nos quelques panneaux solaires...
L'avenir durable sera technique ou ne sera pas, affirme Bruce Sterling.
Les autres voies proposées font trop peu la part du désir
et du désordre : sous la frugalité, la tentation moraliste
et autoritaire... Mais c'est une autre techno-société
qu'il s'agit de construire, en recyclant celle d'aujourd'hui. Le système
des objets tel que l'imagine Bruce Sterling se reconnaît lui-même,
d'emblée, comme un récit collectif sur l'avenir, les manières
de le faire advenir et celles de le faire durer. Nous ne sommes presque
plus propriétaires de ces objets, nous en devenons actionnaires
ou ayants-intérêt (stakeholders), en même temps que
bien d'autres. Nous participons à sa réinvention constante
et contribuons à son cheminement du concept au déchet
– recyclé bien sûr, depuis le modèle 3D (l'idée,
recyclée en variantes et autres idées) jusqu'à
ses incarnations physiques (désassemblées et réintroduites
dans le circuit industriel), en passant par ses traces (recyclées
en expériences et connaissances).
Bref, notre relation aux objets est une relation au monde et aux autres,
ce qui en soi n'a rien de neuf – mais Sterling imagine de rendre
cette relation explicite, donc sujet de discussion et d'action, et spécifique,
pour chaque objet. Et ça change tout.
C'est donc aux designers que Bruce Sterling confie le soin de sauver
le monde. L'idée peut faire sourire. Pas beaucoup plus, en même
temps, que celle qui consiste à se reposer sur les organismes
internationaux... Reconnaissons a minima que pour s'élever à
la hauteur du défi, les uns comme les autres ont du travail !
Mais il fallait formuler le défi, c'est tout l'intérêt
de ce petit ouvrage : dessiner une voie créative, excitante,
paradoxale, vers un futur durable, une voie qui, parce qu'elle ressemble
assez à notre monde, peut contribuer à le changer.
Vous serez tour à tour surpris, amusé, dubitatif, convaincu,
choqué par Objets bavars. Lisez-le l'esprit ouvert.
Levez souvent le regard et regardez autour de vous, réfléchissez
à vos propres pratiques, ou à celles de vos enfants.
Et connaissez votre chance : sous ses dehors spéculatifs et
facétieux,
vous lisez l'un des essais les plus stimulants du moment, sur la manière
dont nous pouvons créer notre avenir.

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l'ouvrage.
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Carte Postale Gourmande

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Robots, genèse d'un peuple artificiel