Ars mobilis – Repenser la mobilité comme un art

 

Plat de Couv-Essai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Titre : Ars mobilis : Repenser la mobilité comme un art
Sous-titre : Vers une nouvelle économie du mouvement
Auteur : Georges Amar
Prix public TTC : 15 euros

amazon

 

 

 

En librairie à partir du 4 décembre 2014

 

Nous entrons de plain-pied dans un nouvel âge de la mobilité, avec ce que cela suppose d’enthousiasme et d’excès. Nous passons d’un archétype du transport, c’est-à-dire d’une optimisation de la fonction déplacement, à un paradigme de la « vie mobile ». Cette transformation, dont le numérique est un facteur déterminant, bouleverse les usages et les valeurs, jusqu’à nos représentations de l’espace et du temps. Poursuivant et complétant la réflexion engagée dans son ouvrage précédent (Homo mobilis : Le nouvel âge de la mobilité, FYP Éditions, 2010), Georges Amar montre dans Ars mobilis que la mobilité est devenue mode de vie, à toutes les échelles et dans toutes les sphères humaines et sociales. Visionnaire, tout en restant pragmatique, il propose un travail de prospective et porte un regard inédit et riche de sens en considérant la mobilité comme un art : l’art d’une ville vivable et vivace. Cette approche originale, inspirée du monde de l’art, intéressera tous ceux qui travaillent aux évolutions de notre société.

Biographie de l’auteur :
Georges Amar a dirigé les activités de recherche et d’innovation d’une grande entreprise de transport. Prospectiviste reconnu, chercheur (École des mines ParisTech, chaire de la conception innovante), écrivain et artiste, il livre dans cet ouvrage de nouvelles perspectives sur la mobilité.

Broché : 128 pages
Éditeur : FYP Éditions
Collection : Présence
Langue : français
EAN 13 : 978-2-36405-116-4

Un article de la revue Futurible sur l’ouvrage :

Ars mobilis : repenser la mobilité comme un art. Vers une nouvelle économie du mouvement

AMAR Georges , « Ars mobilis : repenser la mobilité comme un art. Vers une nouvelle économie du mouvement », 2014.

Si la mobilité est l’intelligence des villes, Georges Amar est l’un des auteurs qui ont le plus œuvré pour rendre intelligible cette précieuse ressource. Depuis son Homo mobilis publié en 2010 [1], il défend l’idée que nous sommes en train de quitter le paradigme du transport pour entrer dans celui, beaucoup plus subtil et riche, de la mobilité [2].

Alors que les ingénieurs des transports raisonnaient en termes de vitesse et de sécurité, cherchant à raccourcir le « temps perdu », les experts en mobilité s’intéressent à la richesse du temps mobile, aux rencontres, aux découvertes et aux sensations qu’il rend possibles ; à ces frottements imprévisibles et aléatoires qui, dans nos sociétés avancées, créent non seulement de la valeur mais aussi de la reliance et de l’urbanité.

Les experts en mobilité ? Ce ne sont plus les ingénieurs ni même les urbanistes ou les sociologues, mais chacun d’entre nous. Car la mobilité est devenue une compétence sociale, un art de vivre. Et cet ars mobilis s’invente pour partie au singulier, en tirant parti des nombreuses possibilités offertes par l’hybridation des outils de transport avec les technologies numériques. C’est bientôt entre plusieurs dizaines de solutions que nous aurons le choix pour assurer notre mobilité quotidienne, et non plus entre trois ou quatre modes. Il est possible aussi que notre « état mobile » se substitue progressivement au paradigme du « travail posté », hérité de l’âge industriel.

Par rapport au livre précédent, Ars mobilis marque une avancée à la fois dans la vision et dans la méthode de persuasion. Quand le premier ouvrage portait encore la marque de l’ingénieur cherchant à démontrer, le second ne fait que suggérer, en tirant les fils d’une soixantaine de situations et de mots-clefs. Le premier « transportait les idées » du paradigme transport au paradigme mobilité ; le second les rend fluides, mobiles, foisonnantes, palpables, et encore plus convaincantes. Il mérite donc d’être lu autant par ses qualités d’écriture, sa virtuosité sémantique et l’ouverture d’esprit qu’il apporte, que par la thèse qu’il défend.

Certains lui reprocheront sans doute d’enterrer un peu vite le vieux paradigme du transport et de la vitesse, ou de négliger la formidable inertie des infrastructures, des machines et des industries qui les fabriquent. Georges Amar assume ce parti pris. Il ne nous promet pas un changement de paradigme pour demain matin. Il nous « donne à voir » pourquoi ce changement est possible, souhaitable et probable.

Au demeurant, plusieurs faits récents semblent lui donner raison. Qui aurait pu imaginer, il y a quelques années, que la ville de Paris s’engagerait dans une politique aussi drastique de réduction de la voiture ? Ou qu’Apple déciderait de s’impliquer, après Google, dans la mobilité électrique ?

Incontestablement, la question de la mobilité urbaine flotte dans l’air du temps et le livre de Georges Amar vient à point nommé pour l’éclairer.

 


[1]. Homo mobilis. Le nouvel âge de la mobilité, Limoges : Fyp, 2010.

[2]. Sur ce point, voir aussi Amar Georges, « Prospective conceptive : pour un futur ouvert. Approche théorique et illustration dans le monde du transport », Futuribles, n° 404, janvier-février 2015, p. 17-27 (NDLR).