Pour une mobilité plus libre et plus durable, de Daniel Kaplan, Bruno Marzloff

Couv Mobilite

86 pages

2009

Collection : La fabrique des possibles

ISBN-13: 978-2916571225

14,90 euros TTC

Il y a urgence.
Le changement climatique est désormais un fait vérifiable. La pollution et la congestion des villes dégradent les conditions de vie. L’augmentation du prix des hydrocarbures devient insupportable pour ceux qui dépendent de leur voiture pour vivre et travailler, en particulier pour les « périurbains ». La mobilité automobile décroît dans les villes occidentales, mais au prix d’une plus grande inégalité dans l’accès aux ressources de la ville.

La « mobilité durable » est devenue un sujet prioritaire.
L’ouvrage propose une nouvelle approche, pour rendre la mobilité durable populaire, désirable, tout en obtenant des résultats significatifs en termes d’environnement et d’équité sociale.

L’objectif : concilier la liberté de mouvement avec l’atteinte d’objectifs collectifs, environnementaux et sociaux.
En s’appuyant entre autres sur les technologies numériques, ce livre donne des outils concrets pour répondre aux besoins de mobilité, tout en atteignant des objectifs collectifs en termes d’environnement et de solidarité. Il propose des nouvelles solutions techniques, organisationnelles, de service et d’usages.

 

Temps réel - Greencity - The smart Metropolis Hub (Advancity) : favoriser l'intelligence citoyenne ? - Wed, 26 Nov 2014

Au delà de l'opposition caricaturale Smartcity vs. Smartcitizens qui dresserait la technologie contre le citoyen, se cache une question cruciale pour le développement de la ville durable : quelles synergies créer pour concevoir une telle ville grâce aux intelligences technologique et citoyenne ?

Cette problématique était l'objet de la table ronde « Smart cities ou smart citizens », durant l'événement GreenCity - The Smart Metropolis Hub, organisé par le pôle de compétitivité Advancity (Ville et Mobilité durables) les 18 et 19 novembre 2014. 

Moovit : des données mixées pour améliorer les trajets en transport collectif - Tue, 18 Nov 2014

Trois questions à Pierre Valentin, responsable France

L'essor des smartphones a entraîné la multiplication des applications de mobilité. Dans le secteur des transports en commun, les applications développées par les opérateurs de mobilités doivent faire face à de nombreux concurrents : Google Transit bien sûr, mais aussi des services développés par des startup à l'instar de Citymapper, Ridescout, ou encore Moovit

Citymapper semble l'emporter en terme d'expérience usager, alors que Ridescout a échoué à intégrer Uber dans ses calculateurs d'itinéraires... Moovit, quant à elle, a un avantage comparatif d'une autre nature : les usagers peuvent renseigner des informations en temps réel sur l'état du trafic. 

Lancée fin 2011, Moovit est une application mobile qui fournit des informations en temps réel sur les transports publics en se basant à la fois sur des données fournies par des opérateurs et sur celles fournies par les usagers (crowdsourcing). Ce volet collaboratif fait sa valeur ajoutée : les usagers remontent des données de manière passive par la géolocalisation (localisation et vitesse des véhicules), mais peuvent aussi partager des données sur leurs trajets (affluence, lenteur, propreté des véhicules, conduite du chauffeur ...).

L'application est aujourd'hui disponible dans plus de 400 villes et plus de 40 pays, et en 26 langues. Elle compte 10 millions d'usagers.

En France, Moovit couvre une grosse dizaine de villes dont : Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Rennes, Nantes, Angers, Nancy, Avignon, Aix-en-Provence. Nous avons rencontré Pierre Valentin, manager France de Moovit, pour en savoir plus sur cette petite entreprise qui monte.

L'étroite ligne de crête du bon usage de la donnée, Morozov et Cie - Fri, 14 Nov 2014

Nous recommandons l'entretien de Martin Untersinger du Monde avec Evgeny Morozov, une excellente mise en jambe pour aborder son ouvrage, "Pour tout résoudre, cliquez ici" (FYP éditions). L'écosystème numérique est-il en train de virer à l'absolutisme technologique ? Le propos, forcément plus concis qu'au fil des pages où il dégaine une dialectique brillante, n'en est pas moins percutant. Les salves du philosophe, droit dirigées vers l'écosystème de la Silicon Valey, résonnent avec des alarmes de certains critiques de la smart city comme Adam Greenfield ou Anthony Townsend ou des auteurs de science-fiction comme J.G. Balard ou Alain Damasio et bien d'autres.

La singularité de l'américano-biélorusse est d'être incisif et sur la brèche en permanence et depuis longtemps en pointe sur ces sujets, multipliant de brillantes tribunes. Il vient d'être traduit en français, profitons-en ! Quand il dégaine, Morozov ne se fait pas que des amis dans l'écosystème. Normal, ses attaques toujours nominales sont cinglantes. Sa charge récente contre le chantre libéral du Web 2.0, O'Reilly, dans The Guardian ne fait pas dans la dentelle.

Au départ de son raisonnement, "l'impératif du traitement de l'information" subvertit l'intelligibilité. Cette injonction à tout communiquer impose son exhaustivité et ses canaux définit ses orientations, rappelle Evgeny Morozov en citant la juriste Julie Cohen. Au nom de quoi faudrait-il suivre le modèle de société que façonne cette compulsion à tout publier et à tout mesurer ? Poursuivant dans ce sillage, Morozov interroge : au nom de quoi l'information devrait-elle être "organisée et utile" comme le prescrit Google ? 

Entretien avec Eymeric Lefort, directeur de mission « énergie » au Grand Lyon - Tue, 04 Nov 2014

Le défi de la transition énergétique se pose à l'échelle mondiale, mais il se traduit par la nécessité de produire des stratégies territoriales en fonction des besoins, des ressources, des infrastructures historiques. Pour compléter son plan climat, voté en 2012, le Grand Lyon s'est doté d'une mission énergie, chargée de l'élaboration d'une politique territoriale avec quatre axes majeurs : la planification énergétique avec en particulier une réflexion sur la coordination des trois réseaux, électricité, gaz et chaleur, la maîtrise des consommations, le développement des énergies renouvelables, la gestion de la précarité énergétique. Chronos, qui a travaillé pour le Grand Lyon sur les pratiques de consommation d'énergie, s'est entretenu avec le responsable de cette mission. Lucide sur le défi que constitue la transition, Eymeric Lefort dresse un état des lieux provisoire des expérimentations en cours et articule les options technologiques (smart grids, compteurs intelligents) avec les enjeux sociaux et politiques, tout aussi décisifs pour la réussite du plan.

Quels enjeux du travail à distance et des tiers-lieux ? Une infographie Chronos - Tue, 04 Nov 2014

On a un peu trop tendance à considérer le travail en silo, à en faire un sujet à part, et à oublier que cette activité sociale est fondatrice de nos modes de vie. Elle modèle nos mobilités, structure nos quotidiens, façonne nos territoires et organise la cité. Le travail est le socle de l'économie, il conditionne l'entreprise, il impacte l'environnement, etc. Bref, ce fait social total est l'expression de la société et de ses évolutions. Quand le travail change, toute la société bouge dans le même temps et produit des ruptures. C'est justement ce qui est en train d'arriver ! 

A l'occasion de la conférence "Comment le travail transforme les territoires" du 13 novembre 2014, Chronos et l'agence Clé propose cette courte infographie pour y voir plus clair sur les enjeux du travail à distance pour les collectivités, entreprises... mais surtout pour les travailleurs !