Les villes au secours de l’État

 

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Titre : Les villes au secours de l’État
Auteur : Jean Haëntjens
Prix public TTC : 17,50 euros

 

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Les réponses aux défis, crises et mutations de notre temps s’inventent aujourd’hui en grande partie dans des villes. Longtemps considérées comme les « voitures-balais » du développement, priées de mettre en œuvre les politiques décidées par l’État, elles sont désormais des moteurs économiques majeurs et des laboratoires d’innovations sociales, culturelles, écologiques et politiques. Dans Les villes au secours de l’État, Jean Haëntjens montre comment les pouvoirs locaux, pragmatiques et non partisans, trouvent des solutions qui échappent aux pouvoirs nationaux ; et pourquoi l’attractivité résidentielle de ces villes, leur climat créatif, leur implication dans l’écologie, leur gouvernance élargie, leur penchant pour l’innovation, leur mise en réseau, sont devenus des atouts majeurs. Il explique pourquoi les nations ont besoin des villes, et les villes des États, et fournit les clés pour tirer pleinement parti des ces « moteurs sociétaux » et de ces « PME politiques » que sont aujourd’hui les villes.

Biographie de l’auteur :
Économiste et urbaniste, Jean Haëntjens est spécialiste des stratégies urbaines. Il conseille de nombreuses villes, administrations ou entreprises, en France et en Europe. Il a notamment publié Crises : La solution des villes, FYP éditions, 2011 ; La ville frugale, FYP éditions, 2011 ; Urbatopies, éditions de l’Aube, 2010 ; Le pouvoir des villes, éditions de l’Aube, 2008.

Broché : 160 pages
Éditeur : FYP Éditions
Collection : Présence
Mots clés : Villes, États, territoires, politiques urbaines, territoriales, économie, écologie, fracture, énergie, urbanisme, élections municipales
Langue : Français
EAN 13 : 978-2-364051072

 

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Les réponses aux défis, crises et mutations de notre temps s’inventent aujourd’hui en grande partie dans des villes
Depuis quelques années ans, la montée en puissance du « facteur urbain » dans la gestion des défis de notre temps a connu une accélération impressionnante. Il est désormais admis que l’économie de l’offre s’organise autour des métropoles et des pôles de compétitivité. Les coûts urbains (logement, mobilité) pèsent d’un poids croissant dans les revenus des ménages et les charges des entreprises. Les réponses aux fractures sociales s’inventent à l’échelon local.  La nécessité de s’engager dans une transition énergétique appelle d’autres formes de mobilités et donc une transition urbaine. Les villes sont en outre les lieux où s’inventent de nouvelles formes culturelles et de nouvelles pratiques de la démocratie. 
Ce « retour des villes » concerne tous les pays développés. Récemment, plusieurs pays d’Europe du Nord ont réduit le nombre de leurs communes pour leur donner plus de pouvoirs. Le Royaume-Uni a voté un Localism Act en 2011. Aux États-Unis, les thèmes de «La révolution métropolitaine » ou du « Salut par les maires » sont défendus par plusieurs économistes de talents, au moment où l’état fédéral peine à boucler son budget. En France, les collectivités locales réalisent que leur influence économique et sociale peut dépasser de très loin le seul poids de leurs dépenses directes, et que la pleine exploitation de leurs ressources locales implique une révision radicale de leur mode de management.
Jean Haëntjens, économiste et urbaniste, étudie depuis plus de dix ans cette montée en puissance du « facteur urbain ».  Dans  Les villes au secours de l’État il en analyse les causes majeures, qui sont à la fois économiques, politiques et sociétales. Longtemps considérées comme les « voitures-balais » du développement, priées de mettre en œuvre les politiques décidées par l’État, elles sont désormais des moteurs économiques majeurs et des laboratoires d’innovations sociales, culturelles, écologiques et politiques
• L’économie de la connaissance tend spontanément à se polariser dans les villes. Elle a autant besoin de lieux que l’industrie a besoin de matières premières.
• Pour gérer des mutations rapides dans un contexte incertain, les États ont besoin de pouvoir s’appuyer sur des « PME politiques » plus réactives et créatives que les lourdes administrations centrales.
• La qualité du cadre urbain détermine de façon majeure le sentiment de satisfaction (ou d’insatisfaction) partagé par les citoyens.
• Il est donc aujourd’hui impossible de concevoir et proposer une société souhaitable sans s’intéresser à son fonctionnement urbain.
C’est aujourd’hui à l’échelle des villes ou de Régions que s’inventent les pensées politiques les plus à même de combler le vide laissé par le déclin des idéologies globalisantes. Progressivement, la notion de société souhaitable, que l’on rêvait universelle, est en train de laisser la place à celle, plus diversifiée, de villes souhaitables. Les think tanks les plus féconds sont bien souvent, aujourd’hui, des think towns. S’ils ne prétendent pas proposer un bonheur universel, ils fonctionnent cependant en réseau et s’inspirent de leurs bonnes pratiques respectives.
C’est à ces bonnes pratiques que s’intéresse la deuxième partie du livre. L’auteur montre leur convergence progressive et explique comment certaines villes et certains pays ont appris, mieux que d’autres, à tirer part du « facteur urbain ». Il démontre comment les pouvoirs locaux, pragmatiques et non partisans, trouvent des solutions qui sont en avance sur les politiques nationales.

C’est un ouvrage utile pour évaluer tous ceux qui ambitionnent de jouer un rôle dans les prochaines élections municipales, car il révèle leur véritable enjeu. Il nous fait comprendre qu’il ne s’agira pas seulement d’élire de bons gestionnaires, mais des responsables politiques ayant la volonté et la capacité de proposer des modèles de « sociétés souhaitables ».
Il apporte aussi un éclairage indispensable aux questions liées à la réorganisation des régions et des territoires, récemment soulevée par le chef de l’État, en les situant dans une perspective historique et mondiale.

 

 

L’opinion de Jean Dumonteil sur son blob EXTRATERRITORIAL :

LES VILLES AU SECOURS DE L’ÉTAT. L’urbaniste Jean Haëntjens envisage la ville comme espace de solutions politiques. Dans son dernier ouvrage, Les villes au secours de l’Etat (FYP Editions),  il développe une pensée foisonnante et stimulante sur l’évolution urbaine dont il faut recommander la lecture à tous ceux qui s’intéressent à la gestion locale. L’auteur fait partie de ce courant qui place aujourd’hui la ville avant l’Etat comme espace de solutions modernes pour l’action publique. Il ne s’agit pas d’un nouveau dogme béat mais d’une analyse très étayée du fait urbain dans un monde où la population des villes ne cesse d’augmenter. “Dans l’imaginaire collectif, le projet urbain a remplacé depuis longtemps le projet de société“, constate Jean Haëntjens, “pour le citoyen lambda, le vrai choix se situe plus entre ses options résidentielles qu’entre ses options politiques.“ Pour lui, les villes sont passées d’un rôle de voitures-balai du développement à celui de “laboratoire d’innovation sociétale“. Tout le propos du livre est justement de montrer cette innovation à l’œuvre sur les territoires urbains.

Comment passer de la ville fracturée à la ville incluante ? Par des stratégies multi facteurs (mobilité, logement…) et l’auteur compare les responsables urbains à des acupuncteurs qui cherchent les points sensibles qui vont permettre de faire évoluer le système. Car il s’agit bien d’une action systémique. Dans cette ville innovante, la prise de décision est collaborative, y sont associées toutes les parties prenantes à l’économie locale et à la cohésion sociale. Dans ces systèmes urbains, on redécouvre les circuits courts, l’économie circulaire et sociale tient une place importante. Dans cette ville productrice et consommatrice, la maîtrise de la transition  énergétique est essentielle. L’auteur cite le cas  du Danemark dont le projet national “énergie 100 % renouvelable en 2050“, repose sur un partenariat qui donne une place centrale aux villes et à la décentralisation énergétique.

Partout dans le monde, c’est désormais la façon dont les territoires et les villes sont organisés et reliés qui détermine, pour partie, la capacité d’une nation à créer des richesses. L’auteur remarque que les Etats  redécouvrent actuellement l’intérêt de métropoles intermédiaires (1 à 3 millions d’habitants) qui permettent de concilier une visibilité internationale avec une échelle qui reste humaine, des prix immobiliers raisonnables et la possibilité d’une gouvernance locale fondée sur la proximité. Leçon utile pour notre pays.

 

Journaliste spécialisé, Jean Dumonteil est directeur de La Lettre du Secteur Public. Animateur de nombreux débats sur la gouvernance publique, la gestion territoriale, les pratiques démocratiques et le développement durable, il est secrétaire général adjoint du Global Local Forum.