L’avènement des machines – Robots et intelligence artificielle : la menace d’un avenir sans emploi


Quels seront les emplois du futur ? Combien y en aura-t-il ? Qui les obtiendra ?

Robots, intelligence artificielle et la menace d’un avenir sans emploi, de Martin Ford

 

Traduit de l’américain ; titre original : Rise of the Robots

ISBN 9782364051409

356 pages

Prix : 22 euros TTC

• Best-seller du New York Times ;

• Lauréat du prestigieux prix « Business Book of the Year » Financial Times-McKinsey ;

• « Top Business Book » du magazine Forbes ;

• Best-seller du New York Times ;

 

 

 

 

 

Quels seront les emplois du futur ? Combien y en aura-t-il ? Qui les obtiendra ?

Dans l’avènement des machines, ouvrage richement documenté, Martin Ford révèle comment la technologie est en train de saper les fondements de notre économie, jusqu’à précariser la classe moyenne, pilier de notre modèle économique et de la croissance.

Il démontre que nous allons assister à un effondrement prochain du marché du travail qui ne sera pas la conséquence de la mondialisation ou la délocalisation, mais de la robotique et de l’intelligence artificielle. Ces formes d’automatisation du travail commencent à détruire des millions d’emplois, ce qui entraînera un chômage de masse, une augmentation sans précédent des inégalités et une implosion de l’économie de consommation.

Après l’élimination de majorité de la main-d’œuvre du secteur manufacturier, les emplois des cols blancs sont dans le collimateur y compris en Chine et dans les pays émergents. Salariés du tertiaire, cadres, journalistes, enseignants et mêmes développeurs, tous commencent à être remplacés par des machines et des logiciels intelligents. Et ce n’est que le début.

Les solutions du passé pour faire face à ces disruptions technologiques — en particulier dans l’éducation avec la pléthore de diplômes universitaires — ne fonctionnent désormais plus. Même la flexibilité, la créativité et l’ajout continu de nouvelles compétences sont impuissants.

Ni anti-technologie ni anti-progrès, et même entrepreneur pionnier des nouvelles technologies, Martin Ford va bien au-delà du discours de la peur et du déclin. Il propose des solutions pragmatiques pour adapter notre système économique et la société dans son ensemble aux nouvelles réalités apportées par l’avènement des machines et retrouver le chemin de la prospérité.

Il liste et explique les solutions possibles et définit les conditions de la mise en place de procédés comme le revenu garanti afin que cela marche vraiment : est-ce un renoncement face aux machines ? Est-ce une solution économiquement et socialement viable et efficace ? Ne risque-t-on pas de favoriser le découragement au travail ? Doit-on taxer les robots pour le financer ?

Essayiste et entrepreneur dans la Silicon Valley, Martin Ford est spécialiste de l’impact économique et social des technologies. Fondateur d’une entreprise de développement de logiciels, il a plus de vingt-cinq ans d’expérience dans le domaine de la conception informatique et des technologies de l’information. Il est également chroniqueur pour Fortune, Forbes, The Atlantic, The Washington Post et The Huffington Post. Best-seller aux États-Unis, L’Avènement des machines est son troisième livre.

« Ce n’est pas facile à accepter, mais c’est vrai. L’éducation et le travail acharné ne garantissent plus le succès à mesure que la technologie progresse. Désormais, le temps du déni est terminé. Le moment est venu d’envisager des solutions. C’est ce que propose Martin Ford avec clarté et force. Quiconque se préoccupe de l’avenir et de la dignité humaine ne peut se passer de la lecture de ce livre. » Jaron Lanier

« Un nouveau livre à couper le souffle sur l’économie moderne. » Forbes

 

ISBN 9782364051409

356 pages

Prix : 22 euros TTC

Prix de lancement : 18 euros TTC

 

Martin Ford s’est imposé au centre du débat sur l’IA, du big data et de l’avenir de l’économie avec un regard aiguisé sur les forces qui façonnent notre vie et notre travail. En tant qu’entrepreneur pionnier des nombreuses tendances qu’il décrit, il parle avec crédibilité et une acuité particulière. Les décideurs et les professionnels de tous les secteurs doivent lire ce livre tout de suite, avant que les robots ne volent leurs emplois. Ford nous donne une feuille de route pour l’avenir. « 

-Kenneth Cukier, coauteur de Big Data: une révolution qui va transformer notre façon de vivre, travailler et penser

 

« Si les robots viennent pour mon travail (aussi), alors Martin Ford est la personne que je veux à mes côtés, non pour les repousser mais pour construire un monde meilleur où nous pouvons tous – les humains et nos machines – vivre plus prospères ensemble. L’avènement des robots va bien au-delà du discours habituel de la peur pour proposer un plan d’action pour un avenir meilleur « .

Cathy N. Davidson, Now You See It: How Technology and Brain Science Will Transform Schools and Business for the 21st Century

 

« Dans L’avènement des robots, Ford démontre clairement quel travail est menacé par l’automatisation ».

-New Scientist

« Les robots, et leurs avatars débarquent. Leur impact sera une question importante au cours de la prochaine décennie et au-delà. Martin Ford a réfléchi sur cette question avant la plupart des autres. Ce mérite une attention particulière. « 

-Lawrence Summers, président émérite et professeur à Charles W. Eliot, Université Harvard

« Une analyse persuasive et qui dérange ».

-Financial Times

« L’avènement des robots est aussi effrayant que le titre l’indique. Ce n’est pas la science-fiction, mais plutôt une quasi-vision de l’Armageddon économique « .

New York Times

 

Article sur l’ouvrage dans Futuribles par  PAPON PIERRE

FORD Martin , « L’Avènement des machines. Robots et intelligence artificielle : la menace d’un avenir sans emploi», FYP éditions, 2017.

Martin Ford, qui a 25 ans d’expérience du développement de l’informatique dans la Silicon Valley, s’interroge dans ce livre (traduction française d’un ouvrage paru en 2015) sur les conséquences de l’émergence des robots sur l’emploi dans les sociétés de demain. Une première vague d’automatisation a déjà touché l’industrie, avec les robots d’assemblage, et une nouvelle s’apprête à déferler dans le secteur des services (la restauration dans les fast-foods, par exemple, où non seulement on mangera mal, mais aussi où l’on sera servi par des machines).

En 10 chapitres, l’auteur met en évidence la complexité de la relation machines-emploi dans un monde qui va être transformé par le numérique et les nombreux automatismes. Il rappelle en introduction que si au XXe siècle la main-d’œuvre quittait des emplois agricoles détruits par la mécanisation pour en trouver de nouveaux dans l’industrie, la situation est différente aujourd’hui car les emplois détruits dans l’industrie ou les services (où se trouve désormais la majorité des emplois, 1,8 million chez le seul McDonald’s) ne seront pas facilement remplacés. Il est vrai que le problème avait été posé il y a longtemps, notamment par Norbert Wiener, le père de la cybernétique, qui annonçait, dans un article publié dans le New York Times en 1949, que l’informatique et l’automatisation provoqueraient une « révolution industrielle ». Cette révolution est en cours dans un contexte différent : les salaires n’augmentent plus alors que la productivité avait fortement augmenté et leur part dans le revenu national baisse, les profits des entreprises augmentent, l’économie américaine crée moins d’emplois, les inégalités s’accroissent, les salaires des nouveaux diplômés diminuent.

Dans le contexte économique actuel, les technologies de l’information constituent une force de rupture sans précédent, souligne l’auteur, qui accélère le changement (il fait sans doute preuve d’optimisme vis-à-vis de la loi de Moore qui semble atteindre ses limites). De fait, ce sont les classes moyennes, les cols blancs, qui seront les plus touchées par l’évolution technique. À l’appui de cette « prévision », Martin Ford cite les progrès de la traduction automatique et les premiers articles de journaux écrits automatiquement par des machines alimentées par des bases de données (la création artistique pourrait être également touchée estime-t-il). Plus simplement, ce sont les emplois qui nécessitent un face-à-face avec le public qui seraient les moins menacés (l’étude d’Oxford citée par Alec Ross va dans le même sens), les diplômés de premier niveau (la licence) seraient également menacés par l’automatisation des services.

On peut envisager des parades à cette vague, la transformation de l’éducation pour ouvrir à des techniques nouvelles en étant une. L’avènement d’un enseignement à distance via Internet (les MOOC, Massive Open Online Courses) s’inscrit dans cette perspective, mais l’auteur doute de son efficacité à long terme, sauf pour la formation permanente ; l’évolution récente de l’enseignement supérieur s’accompagne par ailleurs d’un fort endettement des étudiants. La santé est un autre champ largement ouvert aux techniques de l’information car la consultation de bases de données couplée à des systèmes experts facilitera les diagnostics et les traitements ; de nouveaux métiers apparaîtront probablement dans ce domaine pour faire face aux besoins médicaux de sociétés vieillissantes.

L’avenir de l’industrie dépendra fortement des progrès des techniques automatisées — impression 3D, robots de production, véhicules automatiques — dont l’impact sur la productivité et la consommation, et donc sur l’emploi, sera important, même s’il est difficilement prévisible, les avis des économistes sur ces sujets étant souvent en opposition. L’auteur pose une question de fond : une croissance économique peut-elle être « soutenable » si les inégalités de revenus continuent à croître ? Il fait l’hypothèse de l’apparition d’une société « techno-féodale », avec un chômage élevé, dans laquelle seule une minorité de consommateurs aurait les moyens d’accéder à des biens de consommation de haute technicité.

Rappelant les propos futuristes de spécialistes des techniques d’intelligence artificielle et des nanotechnologies, qui envisagent une transformation radicale de l’homme par ces techniques, l’auteur juge que si ces « prévisions » sont de pures spéculations, l’incidence de ces techniques sur l’emploi est une vraie question de société. Martin Ford propose dans son dernier chapitre de parer au danger d’un sous-emploi permanent, en redistribuant du pouvoir d’achat par un changement de paradigme économique : créer un revenu minimum de base pour tout citoyen, quelle que soit sa situation économique. Cette proposition qui est déjà débattue — elle a été rejetée massivement par une votation en Suisse en 2016, mais l’État de l’Alaska la met en pratique à un faible niveau — est évidemment radicale et il reconnaît qu’elle n’est politiquement pas mûre.

Ce livre a le grand mérite de dresser un tableau complet du défi que pose à notre société l’automatisation croissante des techniques de production et de leur incidence sur l’emploi. On fera crédit à son auteur de ne s’avancer qu’avec prudence sur certains terrains techniques à un horizon de 20 à 30 ans, sans s’aventurer dans des spéculations peu fondées. Sa vision est certes très occidentale, mais les solutions qu’il préconise méritent d’être débattues.