<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>FYP Editions</title>
	<atom:link href="http://www.fypeditions.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.fypeditions.com</link>
	<description>Des livres au service de l&#039;innovation</description>
	<lastBuildDate>Thu, 11 Mar 2010 19:10:11 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>Jean-Marc Manach sur France 2</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/jean-marc-manach-sur-france-2/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/jean-marc-manach-sur-france-2/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 10:51:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1160</guid>
		<description><![CDATA[Jean-Marc Manach sera invité en avril au JT de de France pour son ouvrage  : La vie privée, un problème de vieux cons?

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Marc Manach sera invité en avril au JT de de France pour son ouvrage  : La vie privée, un problème de vieux cons?</p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/03/Couv-ViePrive.jpg" rel="lightbox[1160]"><img class="alignnone size-medium wp-image-1163" title="Couv-ViePrive" src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/03/Couv-ViePrive-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/jean-marc-manach-sur-france-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Guide des biliothèques numériques. L&#8217;essentiel des savoirs numérisés</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/le-guide-des-biliotheques-numeriques-lessentiel-des-savoirs-numerises/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/le-guide-des-biliotheques-numeriques-lessentiel-des-savoirs-numerises/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 12:05:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A paraître]]></category>
		<category><![CDATA[Developpement professionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Mises en avant]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveautés]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1148</guid>
		<description><![CDATA[Ce guide fournit une très large sélection, dans de multiples domaines, des bibliothèques numériques qui mettent à disposition du public des ressources originales et souvent rares.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/03/Couv-BiblioNum.jpg" rel="lightbox[1148]"><img class="alignleft size-medium wp-image-1149" title="Couv-BiblioNum" src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/03/Couv-BiblioNum-172x300.jpg" alt="" width="161" height="300" /></a></p>
<p>ISBN : 978-2-916571-40-9<br />
Prix Public TTC : 12,90 €<br />
200 pages</p>
<p>disponible dès le 25 mars</p>
<p>La numérisation des fonds et les nouveaux outils des technologies de l’information  permettent aux bibliothèques du monde entier de proposer des prestations numériques innovantes.<br />
Les bibliothécaires deviennent producteurs et prescripteurs de contenus et contribuent ainsi à réduire les inégalités territoriales d’accès à l’information et à la culture. Ils inventent et offrent de nouveaux services : fonds documentaires numérisés, portails culturels, expositions virtuelles, bibliographies, ressources pédagogiques en ligne.<br />
Toutefois, le public méconnaît encore ces ressources exceptionnelles, ou est perdu dans cette surabondance d’informations.<br />
Ce guide fournit une très large sélection, dans de multiples domaines, des bibliothèques numériques qui mettent à disposition du public des ressources originales et souvent rares.<br />
Véritable carte d’identité des bibliothèques numériques, cet ouvrage propose aux lecteurs et aux internautes un classement thématique des savoirs numérisés disponibles dans le monde avec une analyse qualitative de leur contenu.<br />
C’est un outil indispensable aux professionnels de l’information et de la communication (bibliothécaires, documentalistes, veilleursanalystes, chercheurs, professeurs, étudiants, lycéens) et pour tous les curieux des s@voirs du monde.<br />
Chloé Martin est titulaire d’un mastère spécialisé en Intelligence économique et Management des Connaissances et spécialiste des bibliothèques numériques.<br />
Michel Fauchié est responsable des développements et de la cellule informatique des bibliothèques de Toulouse, et président de l’Association pour le développement des documents numériques en bibliothèques (ADDNB).<br />
Sommaire :</p>
<p>Préface, par Michel Fauchié<br />
Avant-propos 1<br />
Chapitre 1 &#8211; Histoire des bibliothèques numériques<br />
Chapitre 2 &#8211; Les nouveaux outils<br />
Chapitre 3 &#8211; Le guide<br />
- Généralistes<br />
- Sciences et techniques<br />
- Sciences humaines et sociales<br />
- Histoire<br />
- Droit &#8211; Économie<br />
- Lettres et langues<br />
- Arts<br />
-  Jeunesse<br />
Chapitre 4 &#8211; L’utilisation des données</p>
<p>Rejoignez le groupe Facebook du Guide des bibliothèques numériques :<br />
<a href="http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Le-Guide-des-Bibliotheques-numeriques-Lessentiel-des-svoirs-numerises/345965168397?ref=mf" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1158" title="images" src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/03/images.jpg" alt="" width="124" height="71" /></a></p>

<p>Préface</p>
<p>par Michel Fauchié,<br />
responsable des développements et de la cellule informatique des bibliothèques de Toulouse,<br />
président de l’Association pour le développement des documents numériques en bibliothèques (ADDNB),<br />
et membre actif de l’Interassociation archives bibliothèques documentation (IABD).</p>
<p style="text-align: justify;">Aux confins des savoirs et des technologies, que dit et que fait le bibliothécaire devant l’offre numérique ?<br />
À cette question nouvelle, correspond une réponse nouvelle : et de cette posture-là dépend en grande partie l’avenir des bibliothèques en tant que lieux d’accès au savoir et à la connaissance, en tant qu’espaces de partage et de médiation.<br />
Aux bibliothécaires, donc, revient de s’initier aux arcanes des processus de numérisations, de leurs droits, et enfin de leur mise à disposition. Qu’ils soient dépositaires ou non des documents, leur travail va consister autant à situer et localiser ces nouvelles matières – jouant un rôle de référenceur qu’internet remplit très imparfaitement – qu’à imaginer, voire scénariser, leur visibilité.<br />
Ainsi va et doit aller aujourd’hui l’accès au savoir. Triple compétence que celles de la référence, de la technique et de la médiation. En reposant sur les fondamentaux des métiers de bibliothécaire, d’archiviste et de documentaliste, la bibliothèque numérique demande de nouveaux savoir-faire, pour le changement de paradigme le plus important dans l’histoire de la connaissance.<br />
L’âge de l’accès va ainsi s’accompagner de l’âge de la médiation, pour laquelle sont mobilisés à nouveau tous les outils nouveaux : les réseaux sociaux entrent en résonance avec les médiations sociales sur l’objet numérique du savoir.<br />
Cette double conjonction nous interroge sur les pratiques et les usages, provoquant maints débats : ce qui reste incontestable, c’est l’avancée imperturbable du numérique, qu’il soit aux mains ou au profit d’un acteur hégémonique ou de multiples organismes. La tentation du Grand Tout qui donne à voir l’ensemble du savoir disponible est-elle l’avers d’un choix de la dissémination quasi parcellaire ?<br />
Cet ouvrage, par son contenu, dit que les bibliothèques numériques relèvent d’abord d’un concept, tant leurs contenus (et contenants) diffèrent par leur qualité et leur quantité. Mais il est indubitable que l’ensemble des ressources constitue de fait une bibliothèque de bibliothèques numériques, organisée parfois selon d’autres critères, mais jamais insensible aux ajouts, qu’ils soient savants ou vernaculaires.<br />
Ce mouvement-là réjouit les bibliothécaires. Dans les difficultés de mise en oeuvre, confrontés à des choix dictés par le manque de moyens, parfois étreints par le droit, ils croient en cette mission nouvelle : autour des collections matérielles, se dessinent des ensembles immatériels, ouverts, libres d’accès autant que possible, connectés les uns aux autres, ouverts aux usagers.<br />
En remerciant Chloé Martin d’avoir entrepris ce long voyage dans les bibliothèques numériques. Puisse cet ouvrage ouvrir les yeux à celles et ceux qui croiraient que l’avenir n’existe pas, que l’impossible rêve de « La Bibliothèque numérique » – ainsi imaginée – ne nous concerne pas, et que restant immobiles au bord du numérique, le salut viendrait d’une technologie que nous ne saurions utiliser en faveur du service public. Les bibliothèques, « lieux » et « espaces », grâce au numérique, gagneront en confiance, en service et en compétence, parce que les bibliothécaires auront su rendre hybrides le savoir et la connaissance.</p>
<p>Michel Fauchié</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/le-guide-des-biliotheques-numeriques-lessentiel-des-savoirs-numerises/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La connaissance et la confiance, piliers de l&#8217;entreprise 2.0</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/la-connaissance-et-la-confiance-piliers-de-lentreprise-2-0/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/la-connaissance-et-la-confiance-piliers-de-lentreprise-2-0/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 09:17:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les médias en parlent]]></category>
		<category><![CDATA[Mises en avant]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1145</guid>
		<description><![CDATA[Avec  Le nouveau management de l’information Christophe Deschamps une réflexion acérée sur l’organisation de l’entreprise autour de la connaissance]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/03/000124792_5-1.jpg" rel="lightbox[1145]"><img src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/03/000124792_5-1-150x200.jpg" alt="" title="000124792_5-1" width="150" height="200" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1146" /></a></p>
<p>L’entreprise 2.0 est celle qui sait s’adapter à son environnement. Pour ce faire, Christophe Deschamps érige la gestion et le partage de la connaissance en entreprise comme le principal levier. Véritable autorité en la matière, il nous livre avec « Le nouveau management de l’information » (éditions FYP), une réflexion acérée sur l’organisation de l’entreprise autour de la connaissance, mais aussi une panoplie d’outils pour renforcer l’efficacité de l’organisation ou personnelle.</p>
<p>Consultant, enseignant, formateur en veille, en intelligence économique et gestion des connaissances, Christophe Deschamps suit avec acuité les mutations des technologies d’accès à l’information  et de leur incidence dans nos modes de travail et d’organisation. Une partie de son travail peut être consulté sur son blog Outils Froids ou encore sur le site complémentaire à son ouvrage Le nouveau management de l’information. Son postulat est simple : en utilisant les bons outils d’accès, de gestion et de partage de l’information, les employés d’une entreprise sont plus productifs, et partant l’entreprise plus compétitive. Simple en apparence, ce credo pour être appliqué nécessite une mutation profonde des modes d’organisation de l’entreprise, centrée sur l’employé&#8230;</p>
<p>Quelle est votre définition de l’entreprise 2.0 ?</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une entreprise qui tire parti des technologies issues du web 2.0 (blogs, wikis, réseaux sociaux) pour, d&#8217;une part, permettre à ses employés d&#8217;être plus productifs et de mieux collaborer au quotidien, et d&#8217;autre part, de mieux exploiter l&#8217;information informelle ainsi acquise dans le but d&#8217;obtenir un avantage concurrentiel (mieux innover, mieux produire, mieux connaître son marché, mieux vendre). Le terme d&#8217;entreprise 2.0 n&#8217;a pas vocation à durer. Une entreprise 2.0 c&#8217;est simplement une entreprise qui a su s&#8217;adapter à un contexte concurrentiel mondialisé et en réseau, ainsi qu&#8217;à des attentes nouvelles de la part de ses employés.</p>
<p>Quel est le rôle de la connaissance dans cette entreprise ?</p>
<p>&laquo;&nbsp;La connaissance se situe entre deux oreilles et seulement entre deux oreilles&nbsp;&raquo; disait Peter Drucker. Ce que l&#8217;on gère dans l&#8217;entreprise ce sont des données et des informations de différents types, mais les connaissances sont détenues par les seuls employés. N&#8217;oublions pas que le niveau de formation des jeunes qui arrivent en entreprise dans les pays de l&#8217;OCDE et notamment en France, n&#8217;a jamais été aussi élevé (enquête PISA 2006). Seuls les employés eux mêmes savent ce qu&#8217;ils savent, décident de la &laquo;&nbsp;part de connaissances&nbsp;&raquo; qu&#8217;ils mettront à disposition de l&#8217;entreprise qui les rémunère et acceptent de transmettre leurs savoirs et savoir-faire à leurs collègues.</p>
<p>Pour les inciter à partage ce savoir, le management doit-il évoluer ?</p>
<p>Si l&#8217;on veut qu&#8217;ils soient les plus coopératifs possible (et donc productifs) ils doivent travailler dans un climat de confiance. Les méthodes de management employées doivent être tout sauf contraignantes, elles doivent avant tout inciter à la productivité en mettant en oeuvre un climat de confiance, seule manière de ne pas les braquer et de leur donner envie de mettre de l&#8217;intelligence dans ce qu&#8217;ils produisent. Exactement le contraire de ce que l&#8217;on voit trop souvent dans le management &laquo;&nbsp;à la française&nbsp;&raquo; et qui a été &laquo;&nbsp;révélé&nbsp;&raquo; tout récemment par le rapport du Ministère du travail consacré au stress professionnel.</p>
<p>Comment capitaliser et exploiter avec efficience ces connaissances,  et quels en sont les avantages ?</p>
<p>Il existe des &laquo;&nbsp;connaissances&nbsp;&raquo; plus simples que d&#8217;autres à formaliser : normes de montage, procédures, modes d&#8217;emploi de machines, méthodes. Tout cela est déjà géré depuis longtemps dans les organisations grâce aux bases de données, référentiels et autres systèmes permettant de structurer les contenus qui s&#8217;y prêtent. On a toutefois pris conscience que ça ne représentait finalement qu&#8217;une petite partie de ce qui permet à l&#8217;entreprise de fonctionner. En effet, on peut toujours lire un document nous expliquant comment faire du vélo, cela ne nous aidera pas à savoir en faire réellement. Ce qu&#8217;il manque, c&#8217;est tout le reste : ces tours de mains et savoir-faire ou encore cette connaissance des gisements d&#8217;informations internes qui ne s&#8217;apprennent que par l&#8217;expérience et au contact des autres employés.</p>
<p>Une étude menée en 2000 par la société Capital Works, auprès de plusieurs centaines d&#8217;employés américains révèle qu’ils estiment à 25 % seulement la part de connaissances utilisées dans leur travail provenant de leur formation initiale, le reste étant appris « sur le tas». Donc, 75 % des compétences métier nécessaires à l’occupation d’un poste s’apprendraient de manière informelle.</p>
<p>Par ailleurs, il manque également cette dynamique que l&#8217;on trouve dans les conversations réelles, qu&#8217;elles aient lieu autour de la machine à café, dans les réunions, dans les bureaux ou encore sur les forums de discussion, blogs ou services de chat internes. Discussions dans lesquelles les apports d&#8217;informations et les confrontations de points de vue génèrent des micro-décisions utiles, voire des décisions tout court. C&#8217;est précisément cela que les technologies 2.0 vont permettre d&#8217;outiller et de mieux exploiter. Lorsqu&#8217;un responsable commercial pose une question son blog interne il s&#8217;adresse ouvertement à tous les membres de l&#8217;entreprise qui le lisent. Ce faisant il a des chances d&#8217;obtenir des réponses plus variées et donc plus riches que s&#8217;il s&#8217;était cantonné à interroger son équipe.<br />
Dans votre livre, l&#8217;individualisme est la condition de la réussite dans ce partage. Un paradoxe ?</p>
<p>Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un phénomène que je qualifie dans mon livre d&#8217;&nbsp;&raquo;individualisme collectif&nbsp;&raquo; et qui est l&#8217;un des piliers des technologies 2.0. Celles-ci intègrent en effet par défaut des mécanismes qui garantissent que ce que chacun y fait pour lui-même est, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, mis au service de tous. Cela les distingue de la génération précédente de technologies collaboratives qui proposait trop souvent aux employés de collaborer pour collaborer.</p>
<p>Elles les aideront par exemple en leur permettant de :</p>
<p>•    découvrir et interroger les experts internes de l&#8217;entreprise via un service de type &laquo;&nbsp;réseau social&nbsp;&raquo; (de type Facebook).<br />
•    enregistrer des favoris ou des documents dans un service de gestion documentaire personnel simple qui lui permettra de les retrouver facilement lorsqu&#8217;il voudra en extraire des informations (services de social bookmarking de type Delicious ).<br />
•    pouvoir interroger son réseau interne à tout moment (groupes projet, communautés de pratique) via une messagerie instantanée ou un service de microblogging (de type Twitter).<br />
•    disposer d&#8217;un tableau de bord personnel dans laquelle toutes les données et informations dont il est susceptible d&#8217;avoir besoin seront agrégées et actualisées en temps-réel (de type Netvibes).</p>
<p>Parallèlement ces technologies leur permettent de verser les données et informations qu&#8217;ils entrent dans leurs systèmes d&#8217;information personnels &laquo;&nbsp;au pot commun&nbsp;&raquo; sans effort : ici une case à cocher, là un groupe de travail à choisir dans un menu déroulant,&#8230;<br />
Dorénavant collaborer n&#8217;est pas quelque chose qui se surajoute à la production quotidienne. L&#8217;employé n&#8217;a pas à se connecter à un espace de partage spécifique pour copier-coller de l&#8217;information qu&#8217;il aurait déjà transmise ou utilisé par ailleurs. L&#8217;activité de collaboration est concomitante à l&#8217;activité de production individuelle, elle existe dans le flux et il n&#8217;y a qu&#8217;ainsi que le knowledge management (KM) peut espérer exister. Conséquence accessoire, le KM va disparaître petit à petit en tant que &laquo;&nbsp;discipline&nbsp;&raquo; de l&#8217;entreprise puisque, au lieu d&#8217;être cet &laquo;&nbsp;appendice&nbsp;&raquo; qui a du mal à se positionner, il sera directement intégré aux processus métiers.</p>
<p>Quels sont les freins à l&#8217;adoption de ce type d&#8217;organisation ?</p>
<p>Ils sont nombreux. Le premier d&#8217;entre eux est lié à une approche qui serait trop centrée sur la technologie &#8211; j&#8217;évite le mot &laquo;&nbsp;outil&nbsp;&raquo; à ce stade car il signifie selon moi que l&#8217;utilisateur s&#8217;est déjà approprié la technologie. Schématiquement on déploie une technologie et on attend que les utilisateurs s&#8217;en emparent. Avec cette &laquo;&nbsp;stratégie&nbsp;&raquo; on séduit au mieux les 5 % de technophiles de l&#8217;entreprise. Cette approche a déjà fait les jours sombres des applications de KM de première génération.<br />
Le passage à l&#8217;entreprise 2.0 doit donc être conçu comme un projet global dont la direction doit avoir l&#8217;initiative. Ce n&#8217;est pas un projet que l&#8217;on confie à un stagiaire de passage, même s&#8217;il peut en avoir suggéré l&#8217;idée. Par ailleurs un projet &laquo;&nbsp;pour voir&nbsp;&raquo; entraînera inévitablement un comportement d&#8217;utilisateurs qui viendront &laquo;&nbsp;pour voir&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire sans s&#8217;impliquer. Le 2.0, comme orientation stratégique qui va se décliner en projet(s), doit donc être affirmé dès le début.</p>
<p>Vous évoquiez la confiance comme condition sine qua non de réussite.</p>
<p>Oui, il faut tenir aussi tenir compte de ce  problème plus global, dont on refuse souvent de voir les conséquences au niveau de l&#8217;entreprise. Pour porter leurs fruits les technologies 2.0 nécessitent qu&#8217;il y ait un niveau de confiance élevé entre les employés et entre les employés et leur hiérarchie. Si l&#8217;entreprise ou le service subit un climat délétère il n&#8217;y a alors aucune chance pour qu&#8217;un projet de ce type réussisse. Or c&#8217;est le quotidien de nombreuses entreprises françaises pour des raisons tant endogènes (cf. ci-dessus) qu&#8217;exogènes. La crise économique et les licenciements qu&#8217;elle entraîne crée un climat de défiance dans lequel les employés passent en mode survie. Une étude menée l&#8217;année dernière par l&#8217;ACFE (Association of Certified Fraud Examiners) auprès de 900 de leurs membres révélait que 88% d&#8217;entre eux prévoyaient une augmentation des cas de fraude sur l&#8217;année à venir. Le Clusif indique de son côté que 80% des actes de malveillance (dont les vols de fichiers) sont internes à l&#8217;entreprise. Si ce sont les conditions qui prévalent dans votre entreprise à l&#8217;heure d&#8217;aujourd&#8217;hui peut-être faut-il y réfléchir à deux fois avant de vous lancer dans un projet 2.0 car il échouerait. Pour les entreprises qui s&#8217;y seraient déjà lancé la question est plutôt celle de l&#8217;accès ouvert à des informations parfois stratégiques ou pouvant le devenir pour un concurrent.</p>
<p>Ceci étant dit il faut insister sur le fait que les technologies 2.0 pour l&#8217;entreprise disposent dorénavant de fonctionnalités avancées d&#8217;administration des droits. On est loin du temps où il s&#8217;agissait de partager tout avec tout le monde et une mise en oeuvre réfléchie devrait pallier en partie aux risques que je viens d&#8217;évoquer.</p>
<p>Y a t il des exemples d&#8217;entreprises qui ont réussi la migration vers ce nouveau type d&#8217;organisation ?</p>
<p>Dans une récente étude du Gartner Group, 69% des 1700 cadres interrogés ont répondu que leur compagnie avaient retiré des gains quantifiables des technologies 2.0 déployées. Le principal apport étant pour 68% d&#8217;entre eux l&#8217;accès accéléré à l&#8217;information présente en interne. Une autre étude, menée fin 2009 par le 2.0 Adoption Council, indique que 82% des 77 entreprises interrogées n&#8217;ont pas encore été capables de calculer le ROI. Mais elles sont aussi 82% à être satisfaites ou très satisfaites des projets mis en oeuvre, ce qui est beaucoup plus que pour des projets de type ERP ou gestion de la relation clients. Plus concrètement on peut évidemment citer Cisco qui considère avoir économisé 690 millions de $ en 2008 grâce aux outils collaboratifs déployés (rappelons que le PDG John Chambers possède son propre blog interne).</p>
<p>Comment les managers peuvent-ils négocier ce tournant ?</p>
<p>Bien entendu,  le rôle des managers sera essentiel dans la réussite de ces projets. Le top management devra jouer son rôle traditionnel en décidant (ou non) d&#8217;aller vers ces technologies pour des raisons stratégiques. Chez Cisco par exemple cette décision a été prise dans l&#8217;objectif d&#8217;amener l&#8217;entreprise vers un mode de travail plus collaboratif et un management distribué : deux conditions susceptibles de générer de l&#8217;innovation.</p>
<p>Le rôle du middle-management sera de créer cette dynamique de confiance évoquée plus haut et de l&#8217;entretenir afin que les technologies 2.0 soient utilisées spontanément pour travailler au quotidien. Au final cela permettra sans doute d&#8217;aller vers ce fameux management participatif souvent évoqué, mais il faudra pour cela que la manière dont on évalue la réussite des équipes soit modifiée en conséquence. En gros le manager ne devra ni porter seul le poids des échecs, ni recevoir seul les lauriers de la gloire.</p>
<p>Propos recueillis par Fabrice Frossard</p>
<p><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/la-connaissance-et-la-confiance-piliers-de-l-entreprise-2-0.N127235?xtor=RSS-215&#038;utm_source=feedburner&#038;utm_medium=feed&#038;utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29">Usine Nouvelle, 2 mars 2010</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/la-connaissance-et-la-confiance-piliers-de-lentreprise-2-0/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tous les ouvrages Ville 2.0 disponibles en lecture gratuite</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/tous-les-ouvrages-ville-2-0-disponibles-en-lecture-gratuite/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/tous-les-ouvrages-ville-2-0-disponibles-en-lecture-gratuite/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:54:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Mises en avant]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1124</guid>
		<description><![CDATA[accessibles en lecture en intégralité]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les ouvrages Ville 2.0 de la collection la Fabrique des possibles sont accessibles en lecture en intégralité :</p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/pour-une-mobilite-plus-libre-et-plus-durable-de-daniel-kaplan-bruno-marzloff/">Pour une mobilité plus libre et plus durable</a></p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/la-ville-2-0-complexe-et-familiere-de-fabien-eychenne/">La ville 2.0 complexe et familière</a></p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/la-ville-2-0-plateforme-dinnovation-ouverte-de-daniel-kaplan-thierry-marcou/">La ville 2.0 plateforme d&#8217;innovation ouverte</a></p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/le-5e-ecran-les-medias-urbains-dans-la-ville-2-0-bruno-marzloff/">Le 5 écran, les médias urbains dans la ville 2.0</a></p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/technologies-et-prospective-territoriale-de-daniel-kaplan-philippe-durance-alain-puissochet-et-stephane-vincent/">Technologies et prospective territoriale</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/tous-les-ouvrages-ville-2-0-disponibles-en-lecture-gratuite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/universite-de-la-caroline-du-nord-a-chapel-hill/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/universite-de-la-caroline-du-nord-a-chapel-hill/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les médias en parlent]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1121</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;ouvrage conçu et réalisé par FYP éditions, Robots genèse d&#8217;un peuple artificiel, coédité en France par Minerva/La Martinière et en version anglaise par Harry N. Abrams sous le titre  Robots: From Science Fiction to Technological Revolution, est utilisé comme support de cours par l&#8217;Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill et le prestigieux Caltech.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;ouvrage conçu et réalisé par FYP éditions, Robots genèse d&#8217;un peuple artificiel, coédité en France par Minerva/La Martinière et en version anglaise par Harry N. Abrams sous le titre  Robots: From Science Fiction to Technological Revolution, est utilisé comme support de cours par l&#8217;Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill et le prestigieux Caltech.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/universite-de-la-caroline-du-nord-a-chapel-hill/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La lettre du secteur public : Pour une mobilité plus libre et plus durable</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/la-lettre-du-secteur-public-pour-une-mobilite-plus-libre-et-plus-durable/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/la-lettre-du-secteur-public-pour-une-mobilite-plus-libre-et-plus-durable/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:22:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les médias en parlent]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1117</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est un livre tonique qui nous invite à anticiper sur les usages de l’automobile et des déplacements dans la ville. Dans une ville 2.0, réellement interactive, où les citadins partagent les informations, ils peuvent aussi partager des modes de déplacements plus intelligents. Il y a urgence. La pollution et la congestion des villes dégradent les conditions de vie. L’augmentation du prix des hydrocarbures devient insupportable pour ceux qui dépendent de leur voiture pour vivre et travailler, en particulier pour les « périurbains ».
L’ouvrage propose une nouvelle approche, pour rendre la ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un livre tonique qui nous invite à anticiper sur les usages de l’automobile et des déplacements dans la ville. Dans une ville 2.0, réellement interactive, où les citadins partagent les informations, ils peuvent aussi partager des modes de déplacements plus intelligents. Il y a urgence. La pollution et la congestion des villes dégradent les conditions de vie. L’augmentation du prix des hydrocarbures devient insupportable pour ceux qui dépendent de leur voiture pour vivre et travailler, en particulier pour les « périurbains ».</p>
<p>L’ouvrage propose une nouvelle approche, pour rendre la mobilité durable populaire, désirable, tout en obtenant des résultats significatifs en termes d’environnement et d’équité sociale. L’objectif : concilier la liberté de mouvement avec l’atteinte d’objectifs collectifs, environnementaux et sociaux.</p>
<p>En s’appuyant entre autres sur les technologies numériques, ce livre donne des outils concrets pour répondre aux besoins de mobilité, tout en respectant les besoins collectifs en termes d’environnement et de solidarité. Il propose des nouvelles solutions techniques, organisationnelles, de services et d’usages.</p>
<p>Les auteurs : Daniel Kaplan est le délégué général de la Fondation pour l&#8217;Internet Nouvelle Génération (FING), un projet collectif et ouvert qui se consacre à repérer, stimuler et valoriser l&#8217;innovation dans les services et les usages du numérique et des réseaux.<br />
Bruno Marzloff est sociologue. Consultant spécialiste des questions de mobilité, il est directeur du Groupe Chronos, un cabinet d&#8217;études en sociologie.</p>
<p>Editions FYP. Collection LA FABRIQUE DES POSSIBLES.<br />
96 pages.14,90 euros TTC</p>
<p>ISBN-13: 978-2916571225</p>
<p><a href="http://www.lalettredusecteurpublic.fr/pages.asp?ref_page=3633&amp;ref_arbo=1444">La lettre du secteur public</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/la-lettre-du-secteur-public-pour-une-mobilite-plus-libre-et-plus-durable/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pagestech.org : Concevoir les objets de demain</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/pagestec-org-concevoir-les-objets-de-demain/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/pagestec-org-concevoir-les-objets-de-demain/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:13:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les médias en parlent]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1112</guid>
		<description><![CDATA[Concevoir les “NéoObjets”
Article de Pagestech.org
“L’internet des objets intéresse les designers, car il interroge comment faire des propositions au monde”, explique le designer Jean-Louis Fréchin (présentation, blog). Mais la manière dont sont produits les objets nous convient-elle ? “Aujourd’hui, un objet, c’est une marque et beaucoup de marketing”, rappelle le designer, qui en appelle à “émanciper les objets” : “si le Nouveau Monde industriel est différent de l’ancien, il faut construire un nouveau système d’objets en réseaux”.
Les objets sont plus vieux que l’informatique et l’internet, rappelle le designer. A l’heure du ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Concevoir les “NéoObjets”<br />
Article de Pagestech.org</p>
<p>“L’internet des objets intéresse les designers, car il interroge comment faire des propositions au monde”, explique le designer Jean-Louis Fréchin (présentation, blog). Mais la manière dont sont produits les objets nous convient-elle ? “Aujourd’hui, un objet, c’est une marque et beaucoup de marketing”, rappelle le designer, qui en appelle à “émanciper les objets” : “si le Nouveau Monde industriel est différent de l’ancien, il faut construire un nouveau système d’objets en réseaux”.</p>
<p>Les objets sont plus vieux que l’informatique et l’internet, rappelle le designer. A l’heure du numérique, il faut y intégrer les données et les traitements, c’est-à-dire la manière dont on va pouvoir traiter ces données, les adresser pour en faire des objets, comme le montre le projet Urban Mobs. Avec les objets mis en systèmes, comme l’évoquait Baudrillard, on peut parler d’une extension du domaine des objets, mais pour quelle économie politique ? “Souhaite-t-on des objets prisons, comme ceux que proposent Nespresso ou Apple ? Ou est-ce la fin des objets solitaires ? Il y a une dualité qu’il est important d’adresser. Souhaite-t-on concevoir des objets émancipateurs ?” </p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/enmi09frechin.jpg" rel="lightbox[1112]"><img src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/enmi09frechin-150x200.jpg" alt="" title="enmi09frechin" width="150" height="200" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1113" /></a></p>
<p>Image : La présentation  de Jean-Louis Fréchin sur les NéoObjets photographiée par Nicolas Nova.</p>
<p>Le système des objets recouvre plusieurs réalités, explique Jean-Louis Fréchin, mais les NéoObjets en tant que tels, comme il les a lui-même baptisés, désignent des objets dont la valeur est déportée sur le service qu’ils offrent, comme le Nabaztag, la montre verte ou le Wattson &#8211; qu’il faut distinguer des objets communicants ou des interfaces.</p>
<p>“Les objets doivent être construits pour nous : ils doivent être domestiqués”, explique le designer. “Il nous faut des objets aimables, c’est-à-dire des objets qu’on puisse aimer, adopter, des objets émancipateurs, qu’on puisse annoter, qu’on puisse faire sien.” Les objets se confondent aux sujets, aux hommes. Les produits deviennent des interfaces et les interfaces deviennent aussi des objets.</p>
<p>“Les objets d’information doivent-ils mesurer et exprimer une quantité ou exprimer et produire une qualité ?”, interroge Jean-Louis Fréchin, à l’heure où les objets solitaires, c’est-à-dire produits hors d’un écosystème captif, tendent à disparaître. Avec les NéoObjets, ce sont les pratiques, les services et les programmes qui sont cristallisés par les objets dans une nouvelle chaîne de valeurs, où les objets sont à inventer, à terminer, à détourner…</p>
<p>Jean-Louis Fréchin conclut en évoquant quelques-uns de ces NéoObjets (nous avions déjà évoqué plusieurs d’entre eux) qu’il a réalisés comme WaNoMirror, ce miroir connecté à Twitter (vidéo), ou WaazAl, l’étagère communicante (vidéo)… Ou Wablog, cet objet de communication minimaliste qui consiste à faciliter l’échange de petites images minimalistes…</p>
<p>Lire la suite sur http://www.internetactu.net/2009/12/02/entretiens-du-nouveau-monde-industriel-concevoir-les-objets-de-demain/</p>
<p>Les archétypes des usagers</p>
<p>“Quelles représentations les créateurs inscrivent-ils dans les objets sur leurs usages, leurs potentiels… ?”, s’interroge le chercheur Nicolas Nova (présentation). Comme le disait la directrice du Centre de sociologie de l’innovation, Madeleine Akrich, tous les concepteurs d’objets inscrivent dans leurs réalisations des décisions par rapport aux usagers (goûts, motivation, attentes, envies, aspirations…) qui vont prédéterminer leurs usages futurs. Dit autrement, la question importante pour Nicolas Nova, c’est comment les représentations des usagers sont-elles inscrites dans les objets, dès leur conception même ?</p>
<p>Et Nicolas Nova de plonger dans l’histoire de l’informatique pour montrer comment on n’a eu de cesse d’imaginer des usagers modèles comme Joe et Josephine imaginés par le designer Hubert Dreyfus ou la secrétaire type, Sally, imaginée par les chercheurs du Xerox Parc. Tant et si bien que pour un ordinateur, un utilisateur ressemble à un doigt dôté d’un oeil et de deux petites oreilles, résument Dan O’Sullivan et Tom Igoe dans leur livre Physical Computing. </p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/enminova.jpg" rel="lightbox[1112]"><img src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/enminova-150x200.jpg" alt="" title="enminova" width="150" height="200" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1114" /></a></p>
<p>mage : Frédéric Kaplan (à gauche), Nicola Nova (debout) et Jean-Louis Fréchin (à droite) devant la représentation de l’utilisateur imaginée par Dan O’Sullivan et Tom Igoe, photographiés par Samuel Huron.</p>
<p>Et Nicolas Nova de distinguer 5 archétypes de représentation des usagers par les concepteurs : celui d’imaginer que l’utilisateur veut accéder à des informations via un écran, qui explique que ceux-ci colonisent de plus en plus d’objets alors même qu’ils tombent souvent en panne. “Est-ce que l’internet des objets doit être un internet des écrans ?”, jusqu’à nous saturer de leurs clignotements…</p>
<p>Les concepteurs ont également tendance à penser l’usager comme un quantitaviste, c’est-à-dire que nous désirerions mettre toute notre information sous forme quantitative, comme le proposent les solutions de lifelogging. Notre approche peut-elle uniquement être quantitative ? “Notre vie peut-elle se résumer à un camembert ?”, ironise Nicolas Nova. Dans la continuité, les concepteurs imaginent que l’usager modèle cherche à changer de comportements selon les données qu’il accumule, comme nous le proposent ces systèmes de surveillance de notre alimentation qui nous invite à changer de comportement alimentaire en surveillant ce que nous avalons. “Sommes-nous prêts… ou voulons-nous vraiment déléguer nos responsabilités dans des objets ?”</p>
<p>Les concepteurs pensent également facilement que l’usager cherche à se simplifier la vie, d’où le fait qu’ils imaginent des services en ce sens. Pourtant, l’intentionnalité entre ce que nous faisons et des objets qui le feraient automatiquement pour nous n’est pas la même, souligne avec raison Nicolas Nova en observant le fonctionnement du service de géolocalisation Aka-Aki censé répondre pour nous à la question rituelle, où sont nos amis quand on cherche à les joindre. “Comme souvent, nous risquons de proposer des automatisations maladroites, comme ces frigos censés commander automatiquement ce qui nous manque, alors que nous n’avons pas de consommations forcément régulières… Ce qui pose problème sur ces questions d’automatisation et de contrôle, c’est qu’il y a un hiatus entre ce dont l’usager peut avoir envie (déléguer) et ce que ça implique (perdre le contrôle).”</p>
<p>Enfin, Nicolas Nova pointe du doigt cette tendance des concepteurs à ne pas vouloir trop impliquer les usagers, qui fait trop souvent concevoir des boites noires, sur lesquels les usagers peuvent de moins à moins intervenir, à la manière de ce que sont devenus nos voitures.</p>
<p>Bien sûr et heureusement, il y a des alternatives à ces préconceptions, rassure le chercheur. On peut concevoir des objets autrement : des objets communicants sans écrans (exemple de Swinxs un jeu multiactivité qui utilise les RFID pour créer de l’interaction), des objets à faire vivre (comme Otoism, ce tamagotchi qui se connecte à sa musique pour grandir et se développer), des objets qui nous persuadent différemment (comme Trippy and Shake pour iPhone qui utilise votre micro pour écouter votre environnement et adapter la musique à mesure), des objets personnalisables (comme la radio Olinda, la radio personnalisable matériellement et logiciellement) ou qui vous assistent plutôt qu’ils n’automatisent (à la manière de Foursquare, qui vous permet de mentir sur votre géolocalisation)…</p>
<p>“Les préconceptions quant aux objets sont inscrites dans les objets… Elles tendent vers une simplification de l’offre et reposent sur une proposition d’archétypes qui correspondent peu à la réalité. (…) Pour concevoir de nouveaux objets, il faut prendre conscience qu’on a tendance à inscrire des partis-pris dans ces objets, qu’on a tendance à avoir une attitude paternaliste face aux usagers.” Pour libérer le potentiel des Nouveaux Objets, c’est certainement de cela dont il faut se libérer…<br />
La métamorphose des objets</p>
<p>“Nous appliquons sans cesse des métamorphoses à nos objets en transformant des objets qui valent quelque chose en objets qui comptent pour quelqu’un”, explique le chercheur Frédéric Kaplan en reprenant le titre de son dernier ouvrage qui vient de paraître aux éditions FYP, La métamorphose des objets.</p>
<p>En préparant son livre, Frédéric Kaplan a essayé de capturer la valeur des objets qu’il possédait : Combien avons-nous d’objets qui comptent ? Comment ces profils de valeurs se distinguent-ils selon le type d’objet ? Certains objets ont de la valeur quand ils sont neufs et à la mode, comme nos vêtements, d’autres gagnent de la valeur dans le temps, comme les doudous ou les journaux intimes. Or ce sont souvent ceux-là qui comptent le plus pour nous.</p>
<p>Pourquoi si peu d’objets électroniques comptent-ils dans nos vies, tant et si bien qu’on en change souvent, sans états d’âme ? N’incarnent-ils pas pourtant l’objet désirable de nos sociétés modernes ? Les objets électroniques ont une carapace qui n’a pas beaucoup d’intérêt : leur coeur est ailleurs. Il est dans les nuages &#8211; ou en passe de le devenir, annonce-t-il en évoquant le Cloud Computing. Car ce qui compte ce ne sont pas les objets, mais les données auxquelles ils permettent d’accéder. “Il y a des milliers d’interfaces différentes adaptées à des objets différents pour une seule machine”, explique encore le chercheur. “L’internet des objets procède d’un mythe où nos objets vont communiquer entre eux : mais en fait, nous n’accédons qu’à une seule machine, qu’à plusieurs services, via diverses interfaces.”</p>
<p>Le domaine de l’interactivité des ordinateurs s’étend à celui des objets. Apparaissent de nouveaux objets qui assument leur caractère d’interfaces, à l’image du QBE1 que Frédéric Kaplan a conçu (vidéo). A la suite de Wizkid, QBE1 est doté d’une carapace en tissu pour faciliter le mouvement. Objet sculptural, il s’anime grâce à deux microphones dont il se sert pour se positionner par rapport au bruit. Il est doté de petites caméras pour percevoir l’utilisateur dans l’espace et est capable de suivre les visages, de les reconnaitre et donc ainsi de comprendre le contexte. Et Frédéric Kaplan d’expliquer comment il a développé une interaction gestuelle à distance, permettant d’interagir sans objets avec la machine. La machine, dont le but premier est de donner accès à de la musique, est capable de savoir qui est là (elle reconnait les personnes) et de comparer les goûts des utilisateurs pour faire une programmation ou des propositions en fonction des contextes. “Avec cette machine, le temps qu’on passe avec, fait augmenter sa valeur.” Notre histoire nourrit la machine.</p>
<p>Autre exemple avec la DockLamp qui intègre des projecteurs et des caméras capables de créer une “lumière interactive” qui permet de rendre, potentiellement, toute surface interactive…</p>
<p>“Ce que ces exemples doivent nous amener à comprendre c’est que la métamorphose des objets réalise une séparation entre la valeur fonctionnelle et historique des objets. Les objets-interfaces tendent à être sans valeur propre : nous n’aurons pas de raison de les posséder”, explique Frédéric Kaplan. “A terme, peut-être cesseront-ils d’être des produits pour devenir des services ?”</p>
<p>Bien sûr, les données biographiques que les objets interfaces révèlent peuvent intéresser de nombreux acteurs économiques. Aujourd’hui, “on nous vole nos données contre de la pacotille”, à l’image de celle qu’on proposait lors du commerce triangulaire, explique le chercheur. Nous aurons besoin demain de mieux mesurer la valeur économique de nos données et de nous assurer que nous en gardions la propriété. Peut-être faudra-t-il introduire de nouveaux acteurs économiques, nous permettant de protéger ou valoriser ou archiver nos données, à l’image de banques de données, d’intermédiaires capables de faire ce que nous voudrions qu’ils fassent avec notre patrimoine biographique ?</p>
<p>Du point de vue personnel, un nouvel art de la mémoire devrait voir le jour, prophétise Frédéric Kaplan. Comment construire un nouvel art de la mémoire, comment gérer ce qu’on veut garder ou oublier ? Chacun devra trouver la juste place du souvenir et de l’oubli dans sa propre vie. Ces objets-interfaces qui s’annoncent sont avant tout une invitation à réfléchir sur soi-même, et “ça c’est assurément capital, ça c’est assurément le véritable enjeu”, assure avec conviction Frédéric Kaplan.</p>
<p><a href="http://www.pagestec.org/web2001//article.php?sid=1016&#038;mode=thread&#038;order=0&#038;thold=0">Le blog Pagestech.org</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/pagestec-org-concevoir-les-objets-de-demain/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Initiée par Payot Libraire, une table ronde a réuni le jeudi 4 février à Lausanne quelques spécialistes du numérique autour du thème de l’édition.</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/initiee-par-payot-libraire-une-table-ronde-a-reuni-le-jeudi-4-fevrier-a-lausanne-quelques-specialistes-du-numerique-autour-du-theme-de-l%e2%80%99edition/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/initiee-par-payot-libraire-une-table-ronde-a-reuni-le-jeudi-4-fevrier-a-lausanne-quelques-specialistes-du-numerique-autour-du-theme-de-l%e2%80%99edition/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:07:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1110</guid>
		<description><![CDATA[Autour de Pascal Vandenberghe, directeur général de Payot Libraire, et du modérateur Luc Debraine, du Temps, deux intervenants de marque dont les activités sont, pour des raisons différentes, à la pointe de l’actualité : Frédéric Kaplan, chercheur à l’EPFL et spécialiste des interfaces, auteur récemment d’un ouvrage étonnant [à tous points de vue !], La métamorphose des objets, et Philippe Colombet, directeur pour les pays francophones du controversé programme Google Livre. Leur constat, dressé devant un public d’éditeurs, de libraires et de journalistes : le numérique n’en est qu’à ses ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Autour de Pascal Vandenberghe, directeur général de Payot Libraire, et du modérateur Luc Debraine, du Temps, deux intervenants de marque dont les activités sont, pour des raisons différentes, à la pointe de l’actualité : Frédéric Kaplan, chercheur à l’EPFL et spécialiste des interfaces, auteur récemment d’un ouvrage étonnant [à tous points de vue !], La métamorphose des objets, et Philippe Colombet, directeur pour les pays francophones du controversé programme Google Livre. Leur constat, dressé devant un public d’éditeurs, de libraires et de journalistes : le numérique n’en est qu’à ses débuts, mais le papier a encore de l’avenir !</p>
<p>Sur la sellette du fait des procès, Philippe Colombet a essuyé les plâtres, défendant avec sobriété, embarras parfois, la position de Google Livre : oui, Google, conscient de ce que les connaissances contenues dans les livres, les articles ou les documents était en grande partie inaccessibles au public, a cru bien faire en sollicitant non seulement les catalogues d’éditeurs mais les fonds de bibliothèques pour la numérisation des œuvres libres de droit et l’indexation [enregistrement de mots clés permettant d’orienter la recherche] des œuvres sous droit ou épuisées. Le bénéfice pour d’innombrables titres hors circuit de se faire ainsi connaître n’a cependant pas empêché la révolte d’auteurs et d’éditeurs, américains et européens, devant l’exploitation abusive de leur travail sans autorisation : d’où la nécessité actuelle de régler par accords juridiques les prérogatives des uns et des autres, ce qui ne va pour le moment ni vite ni bien… Le droit anglo-saxon, souligne Pascal Vandenberghe, qui reconnaît le processus dit opt-out [c’est au lésé de protester devant le fait accompli, s’il en a connaissance et les moyens] est en l’occurrence un facteur de tension, car le système européen [opt-in] impose à l’utilisateur de demander l’autorisation avant d’agir, démarche plus égalitaire amplifiant par contraste la pression ressentie devant le procédé de Google Livre, qui par le biais des bibliothèques américaines touche par exemple 200&#8242;000 références francophones ! « Nous avons conscience d’avoir fait bouger les lignes » résume Philippe Colombet, « mais il ne faut pas négliger qu’un jour la nouvelle génération pourrait considérer que ce qui n’est pas sur la Toile n’existe pas… »</p>
<p>Passées ces mises au point, trois grandes questions ont structuré le débat : la forme, la place et la diffusion du numérique dans l’édition, à brève ou plus longue échéance. Spécialiste des interfaces – il a travaillé dix ans pour Sony – et grand lecteur, Frédéric Kaplan dresse un état des lieux du numérique qui laisse songeur : « On va vers un grand ordinateur unique, accessible par de multiples canaux y compris pour les créateurs, les diffuseurs et les utilisateurs » explique-t-il tranquillement. « C’est la fin des fichiers, seul l’accès aux données, stockées dans ce qu’on appelle un &laquo;&nbsp;nuage&nbsp;&raquo; [mais très terrestre !] deviendra pertinent. L’interface sera le support, par exemple une liseuse, mais aussi l’acte d’achat, non plus d’un objet de papier mais d’un droit d’accès au texte dématérialisé. Pourquoi alors une librairie physique, où on peut se promener et être conseillé, ne serait-elle pas une interface, proposant au client des livres traditionnels aussi bien que l’expérience d’acheter sur place un accès au numérique ? » Mais un accès pour quel support ? « La liseuse n’est pas l’avenir de l’imprimé, qui a son propre futur » corrige Frédéric Kaplan, qui peut en faire la démonstration grandeur nature : son ouvrage La métamorphose des objets, sous l’apparence d’un bouquin classique, cache une annexe numérisée invisible ! Il suffit de « lire » certains codes sur ses pages grâce à une interface – pour le moment un téléphone portable ou en entrant le nom de la page manuellement sur Internet, mais qui pourrait se multiplier – pour que son écran présente des « augmentations » complétant le texte : articles, interviews en vidéo ou musique explicative. Quant aux liseuses, type Sony Reader et aujourd’hui iPad, les spécialistes sont enthousiastes: « De même qu’il y  a de multiples usages de l’écrit, il y a de multiples outils pour y accéder » insiste Philippe Colombet. « On n’a pas besoin du même appareil pour lire un roman au lit ou étudier, ou essayer des recettes de cuisine ! » L’acte de lecture va donc s’expliciter, mais la diversification se fera en également en amont puisque, comme le remarque Frédéric Kaplan, « si on lit différemment un livre, du début à la fin, ou un magazine, en grappillant [en naviguant !] suivant l’intérêt, on ne lira pas non plus de la même façon selon les interfaces, donc les textes numériques doivent être conçus au départ en fonction des divers canaux auxquels on les destine. » Caractérisés par la connectivité et l’interactivité, ces ouvrages d’un nouveau genre empiètent d’ailleurs moins sur l’univers du livre que sur celui du web…</p>
<p>La fragmentation des conceptions à un bout de la chaîne, et des supports ou interfaces à l’autres, laisse au centre une vaste question, essentielle pour l’utilisateur, celle de l’accès au numérique. Pascal Vandenberghe ne cache pas la complexité des enjeux : « Nous n’en sommes qu’aux débuts du numérique, et déjà se sont imposés des monopoles, souhaitables pour personne : les éditeurs doivent avoir le choix, les solutions doivent être assez variées pour répondre à des besoins divers. On a vu les librairies indépendantes presque totalement exclues du commerce en ligne, qui en Suisse écoule 8% des livres papier, il ne fait pas répéter cette erreur avec le numérique ! C’est pourquoi nous soutenons le projet en Suisse romande d’une plateforme de diffusion unique, conçue sous l’égide de l’OLF, et qui gèrera tous les fonds pour tous les libraires : la plateforme vendra l’accès au numérique, mais obligatoirement au &laquo;&nbsp;profit&nbsp;&raquo; d’une librairie à mentionner, y compris les indépendantes, ce qui non seulement les intègrera au circuit sans nécessiter d’infrastructure particulière, mais entretiendra le lien entre le client et son magasin habituel. L’idée nous semble importante et excellente. » « Le lecteur bientôt ne se satisfera plus d’un seul mode d’accès à une œuvre, mais il est essentiel que le réseau des librairies résiste bien » renchérit Philippe Colombet, « sans lui la diversité éditoriale souffrira. Pour nous, tout point de vente de l’imprimé peut être aussi revendeur de produits numériques ! »</p>
<p>Reste cependant à en réguler l’aspect financier, crucial, et là les choses ne se présentent pas encore de manière équitable puisque les fournisseurs comme Amazon imposent leur conditions, drastiques : dix dollars maximum de prix de vente, une aumône à partager entre auteur et éditeur… L’annonce par Apple de contrats avec les éditeurs pour son iPad réjouit cependant Pascal Vandenberghe : « Il a suffit de deux jours après la présentation de la tablette Apple pour qu’un gros éditeur américain, Macmillan, fasse plier Amazon quant au prix de vente plancher de ses ouvrages numérisés. C’est une brèche, car dès qu’il existe une alternative la pression s’inverse ! » Il n’en demeure pas moins que si la plateforme de distribution conçue par l’OLF, baptisée « e-reader », est en tout point opérationnelle, la décision des fournisseurs de matière première, les éditeurs, traîne, les Anglo-saxons préférant livrer aux grossistes les plus offrants, les Français quant à eux hésitant encore au sujet de leurs propres plateformes… Présent, Patrice Fehlmann, directeur général d’OLF, dit cependant ne rien regretter de l’investissement en faveur de l’option romande « utopiste » [sic] d’un moyen de diffusion global et ouvert à tous.</p>
<p>Mis en évidence par les échanges riches et variés de cette rencontre, le déséquilibre est perceptible entre la fureur de développer que l’on ressent chez les fournisseurs, technologiques ou commerciaux, d’interfaces de lecture innovantes, doublée de la curiosité impatiente des acheteurs potentiels, et les difficultés auxquelles doivent s’adapter [mais à quoi exactement, car tout est encore en devenir !] tant la librairie traditionnelle, inquiète pour sa survie, que les éditeurs, présents en nombre à la rencontre et qui avouent ne pas toujours trouver auprès des acteurs du numérique les réponses à leurs questions… Aussi projetés qu’ils soient vers les avancées prévues ou prévisibles du marché du numérique, les intervenants se sont cependant montrés aussi encourageants pour les uns que pour les autres : le cœur de métier et le contact directe en librairie restent irremplaçables, quant à faire l’économie de l’éditeur dans le processus de numérisation il est voué à l’échec pour les mêmes raisons qu ont prévalu dans l’édition imprimée. Porte-parole de la combativité éditoriale face au numérique, Francine Bouchet, directrice des Éditions La Joie de Lire, en a d’ailleurs vigoureusement clarifié les enjeux, relevant malicieusement la supériorité inattaquable de l’album cartonné lorsqu’il s’agit de lire une petite histoire avant d’aller dormir…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/initiee-par-payot-libraire-une-table-ronde-a-reuni-le-jeudi-4-fevrier-a-lausanne-quelques-specialistes-du-numerique-autour-du-theme-de-l%e2%80%99edition/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Monde Supplément  : &#171;&#160;Bâtissons une planète plus intelligente&#160;&#187; Données publiques, ville sensible, ville lisible</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/le-monde-supplement-batissons-une-planete-plus-intelligente-donnees-publiques-ville-sensible-ville-lisible/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/le-monde-supplement-batissons-une-planete-plus-intelligente-donnees-publiques-ville-sensible-ville-lisible/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:01:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les médias en parlent]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1106</guid>
		<description><![CDATA[
Les informations numériques circulent en tous sens dans les réseaux de la ville d'aujourd'hui, avec un citoyen devenu à la fois émetteur et exploitant de toutes ces données. Comment les transfomer en services producteurs de richesse, en un "bien commun" pour les citoyens?
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les informations numériques circulent en tous sens dans les réseaux de la ville d&#8217;aujourd&#8217;hui, avec un citoyen devenu à la fois émetteur et exploitant de toutes ces données. Comment les transfomer en services producteurs de richesse, en un &laquo;&nbsp;bien commun&nbsp;&raquo; pour les citoyens ? Une tribune de Bruno Marzloff dans ce supplément du Monde &laquo;&nbsp;Bâtissons une planète plus intelligente&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Bruno Marzloff a publié Le<a href="http://www.fypeditions.com/le-5e-ecran-les-medias-urbains-dans-la-ville-2-0-bruno-marzloff/"> 5e écran Les médias urbains dans la ville 2.0</a></p>
<p>et <a href="http://www.fypeditions.com/pour-une-mobilite-plus-libre-et-plus-durable-de-daniel-kaplan-bruno-marzloff/">Pour une mobilité plus libre et plus durable, de Daniel Kaplan, Bruno Marzloff </a></p>
<p>Les façades et les mobiliers urbains deviennent des écrans. Le téléphone mobile mute en plateforme d&#8217;informations. Le trafic routier, les communautés de quartier, les transactions marchandes, les Vélib&#8217; disponibles…, chaque information traverse instantanément les réseaux de la ville. Nous entrons dans l&#8217;ère d&#8217;une ville qui devient plus sensible pour être plus lisible. Est-ce un hasard ? Non, c&#8217;est la réponse spontanée pour aborder les défis d&#8217;une ville qui récuse les pollutions, la domination automobile, les extensions continues des déplacements. Lasse des ressources urbanistiques inopérantes, la ville cherche d&#8217;autres réponses. Une ville sensible produit un sens à partir de ses battements, traduit les pouls de la rue, des événements, des flux, des pollutions… C&#8217;est une ville dont l&#8217;usager prend la mesure en même temps qu&#8217;il produit lui-même de l&#8217;information. Ce citadin est alors autant une donnée, un capteur, un contributeur, qu&#8217;un exploitant des intelligences de la ville.</p>
<p>Producteur d&#8217;informations, le citadin se revendique média. En face, les transporteurs, opérateurs télécom, et autres services publics évoluent en fournisseurs d&#8217;accès à la cité. L&#8217;échange immédiat et localisé d&#8217;informations entre la ville 2.0 et ses usagers livre une sorte de réseau de pair à pair. Sa production s&#8217;affiche via les multiples écrans personnels et publics. Le système ouvre la voie à un quotidien à distance – commerce, travail, enseignement… –, et à des régulations inédites de la ville – surveillance des pollutions, pratiques sociales et économiques, gouvernance, cogestion des déplacements, maîtrise des flux… La ville sensible infère de ces données la chorégraphie en temps réel de la cité. Elle se donne ainsi les moyens de suivre ses mouvements et donc de les réguler au bénéfice de ses usagers, de ses acteurs et de la collectivité. Cette régulation est aussi le fait des usagers eux-mêmes. Les Anglais parlent de participatory sensing. Traduisons par participation citoyenne si on pense aux applications collectives adossées aux traces délibérées (émises par les usagers, photos géolocalisées par exemple) ou par navigation personnelle pour désigner les applications égocentriques (elles font converger les données personnelles et contextuelles comme AIDA, Affective Intelligent Driving Agent, un compagnon embarqué, intelligent et intuitif des automobilistes, un projet Senseable Lab du MIT avec le soutien d&#8217;Audi).</p>
<p>DE LA DONNEE A LA CREATION DE SERVICES</p>
<p>Mais les choses ne sont évidemment pas aussi simples. Cette couche nouvelle de la ville ouvre un abyme de questions. Par exemple, «Qui va utiliser les données issues de nos voitures ?» demande Le Monde. C&#8217;est une façon de poser la question des «intelligences» de la ville sensible. Nous exploitons les informations issues des capteurs de la voiture et des automobilistes eux-mêmes. Elles sont endogènes (une panne, la vitesse…) et exogènes (la météo, la présence d&#8217;autres véhicules…). Elles sont dédiées à l&#8217;écosystème automobile (la navigation…) et environnementales (renseigner les émissions diverses…). Qu&#8217;elles soient traitées isolément (l&#8217;accident déclenche des secours) ou reliées (la vitesse rapportée à un modèle de trafic fournit une prédiction), les informations peuvent se conclure en «services personnels». Quand la donnée est traitée comme un «bien commun», c&#8217;est un enrichissement partagé avec la communauté, conclu en un «service urbain wiki», comme ces cartographies communautaires en ligne comme d&#8217;Open Street Map. Quand elle est captée par le système ambiant et agrégée, la donnée fournit un «pouls de la ville», permet d&#8217;en décrire les mouvements (les graphes urbains) et ouvre la voie à des «services urbains régulés» (exemple : gestion des stationnements ou des péages urbains). Quand elle est exploitée par des opérateurs en relation direct avec le client émetteur, elle ouvre la porte à un «service contrôlé» (l&#8217;assureur indexe son tarif à l&#8217;usage).</p>
<p>Serions-nous dans un monde où tout devient possible ? Plein de services assurément – et plein de conditions à satisfaire au passage – mais aussi plein d&#8217;autres «possibles» dévoyés par l&#8217;exercice du contrôle et par l&#8217;envahissement du dispositif. La voie de la donnée est à la fois prometteuse et étroite. Quand cesse-t-elle d&#8217;être personnelle pour devenir publique ? d&#8217;être efficace pour être envahissante ? d&#8217;être servicielle pour devenir intrusive ? Quand cessent les maîtrises de l&#8217;usager, de la communauté, du service public pour devenir du contrôle ? Dans l&#8217;article évoqué plus haut, Hubert Guillaud parle de «tension entre la liberté et la vie privée». Il faut ajouter à l&#8217;équation de cette tension, le service. C&#8217;est autour de lui que se concentre l&#8217;enjeu, c&#8217;est là que se construit la richesse. En contrepartie, c&#8217;est là que se forme l&#8217;ambiguïté, puisqu&#8217;une donnée se libère en contrepartie d&#8217;un apport. Mais quelles «autorisations» sont attachées à cette donnée et à sa «conversation», qu&#8217;elle soit passive (issue d&#8217;un enregistrement du capteur, masqué ou non à l&#8217;usager) ou délibérée ? Les réponses appellent une vision de la ville, des débats sur les partages et les accessibilités des données et des laboratoires urbains pour formuler ses services.</p>
<p>Généraliser les services de la ville, c&#8217;est exploiter le champ innombrable des données publiques, les traiter et les diffuser avec la complicité et la vigilance, à chaque niveau, des usagers. Ce «sensing» se formule en temps réel et in situ. Commodité absolue : les interfaces filtrent les seules données nécessaires à la situation de mobilité de l&#8217;usager en temps et lieu réels. La généralisation du mobile et la massification de la longue traîne servicielle inaugurée par le succès populaire des applications iPhone (la barre des 100 000 widgets proposés vient d&#8217;être franchie) sanctionne cette appropriation des usages. Les applications procèdent de cette zone grise – ni opérateurs de mobilité, ni usagers –, des développeurs dont le concept de l&#8217;appstore a démontré la puissance. Le MassDOT – l&#8217;autorité publique du Massachusetts supervisant tous les opérateurs en charge des transports –, l&#8217;a compris. Il formule une démarche de libération (de droits, de coûts, de formats) de la donnée publique. Livrée aux développeurs, cette donnée permet la création de services urbains. La fabrique des possibles est en place.</p>
<p>VERS DES INFRASTRUCTURES INTELLIGENTES</p>
<p>Le vocable de «données publiques» est généreux et accueille une large typologie d&#8217;informations qui procèdent de la ville avant de l&#8217;irriguer. Dans une intervention à TED, Tim Berner-Lee, l&#8217;inventeur du «html» et des «url» qui ont façonné le web, explique que l&#8217;intelligence aujourd&#8217;hui, c&#8217;est prendre des données d&#8217;origine diverses, leur affecter un adressage universel et les relier via le web dans une démarche wiki. C&#8217;est ce qu&#8217;il appelle «linked data» ; une correspondance générale des informations, la seule manière selon lui de créer de la valeur intelligente. Michèle Debonneuil, Inspectrice des Finances, concluait un colloque à propos des glissements de la voiture-objet à la voiture-service (l&#8217;autopartage, le covoiturage, les taxis…) : «Hier, on ne savait pas industrialiser le service et le service était donc secondaire. [Désormais] en satisfaisant<br />
autrement les besoins, on peut les satisfaire mieux». Ce glissement vers les services est déjà acté par les usagers. Plus de 60% du budget des ménages relèvent de services. Ce chiffre augmentera le jour où, abandonnant sa propre voiture, le citadin achètera ses services. La ville est loin de ce chiffre. Elle est surtout loin de s&#8217;en figurer la puissance en termes d&#8217;économies diverses sur les trois piliers du développement durable (social, économie, environnement).</p>
<p>Ces perspectives intéressent les citadins, les territoires et les opérateurs de la ville. De l&#8217;action individuelle à l&#8217;action publique, chacun est en mesure de contribuer et d&#8217;exploiter ces données et leurs résultantes. D&#8217;une manière générale, ce sont les maîtrises d&#8217;usage de la ville et de ses ressources qui se profilent à l&#8217;horizon de l&#8217;exploitation de ces données. À charge pour les acteurs de la ville de saisir ces opportunités et surtout de les favoriser. Le cercle vertueux peut alors se mettre en place qui exploite l&#8217;intérêt individuel au bénéfice collectif – et vice versa – via des ressources communes. Il reste à construire la recherche pour consolider ces pistes. Il reste tout autant à affronter les questions de l&#8217;éthique, de l&#8217;interopérabilité des données, de leur «portabilité», de leurs limites, donc de leur gouvernance. Les perspectives ainsi ouvertes ne négligent pas les obstacles. La donnée publique connaît des limites à sa transparence et à son accessibilité tandis que la trace numérique est en accusation, condamnée pour ses intrusions sans qu&#8217;elle ait pu plaider ni ses innocuités et encore moins ses vertus. Capteurs, senseurs ou détecteurs, ces objets bavards numériques en croissance vertigineuse informent, alertent, instruisent… et livrent un sous-produit, la trace. Est-elle un dommage collatéral ou une externalité positive ?</p>
<p>La nouveauté de la donnée et des produits qu&#8217;elle façonne, c&#8217;est une alternative aux «infrastructures dures». Le béton a des limites que les «infrastructures intelligentes» peuvent affronter. Le défi consiste à exploiter la richesse des géo-informations omniprésentes, dit l&#8217;expert Fabien Girardin qui rappelle la limite de l&#8217;exercice. Elle n&#8217;est évidemment ni dans l&#8217;économie, ni dans les technologies, elle est dans l&#8217;usage correctement éthique des données et dans l&#8217;évitement des structures privées ou publiques qui chercheraient à les annexer.<br />
<a href="http://www.planete-plus-intelligente.lemonde.fr/villes/donnees-publiques-ville-sensible-et-ville-lisible_a-13-153.html"><br />
L&#8217;article du supplément du Monde</a></p>
<p><a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/Couv-5ecran-Ville2-190x300.gif" rel="lightbox[1106]"><img src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/Couv-5ecran-Ville2-190x300-150x200.gif" alt="" title="Couv-5ecran-Ville2-190x300" width="150" height="200" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1107" /></a><br />
<a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/Couv-Mobilite-189x300.gif" rel="lightbox[1106]"><img src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/Couv-Mobilite-189x300-150x200.gif" alt="" title="Couv-Mobilite-189x300" width="150" height="200" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1108" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/le-monde-supplement-batissons-une-planete-plus-intelligente-donnees-publiques-ville-sensible-ville-lisible/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le mix philosophique de Wikipédia, par Marc Foglia, auteur de Wikipédia, média de la connaissance démocratique ?</title>
		<link>http://www.fypeditions.com/le-mix-philosophique-de-wikipedia-par-marc-foglia-auteur-de-wikipedia-media-de-la-connaissance-democratique/</link>
		<comments>http://www.fypeditions.com/le-mix-philosophique-de-wikipedia-par-marc-foglia-auteur-de-wikipedia-media-de-la-connaissance-democratique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 16:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Info libraires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.fypeditions.com/?p=1100</guid>
		<description><![CDATA[Seule une culture profondément libérale et civique pouvait donner naissance à un système comme Wikipédia. En effet, l’exigence
de qualité n’est pas garantie par une instance centrale, mais confiée avec optimisme aux ressources de chacun, à l’interaction de tous
avec tous et aux résolutions décentralisées des conflits. Jamais un tel projet n’aurait pu germer en France par exemple – cela me peine
de le dire, mais j’en suis profondément convaincu – la France étant un pays dont les structures sociales et mentales sont imprégnées de
centralisme, d’élitisme et de méfiance réciproque entre groupes sociaux. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.fypeditions.com/wikipedia-media-de-la-connaissance-democratique/">Extrait de Wikipédia, média de la connaissance démocratique ? De Marc Foglia</a><br />
<a href="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/Couv-wikipedia-217x300.gif" rel="lightbox[1100]"><img src="http://www.fypeditions.com/wp-content/uploads/2010/02/Couv-wikipedia-217x300-150x200.gif" alt="" title="Couv-wikipedia-217x300" width="150" height="200" class="alignnone size-thumbnail wp-image-1101" /></a></p>
<p>Une inspiration libérale et communautariste<br />
Seule une culture profondément libérale et civique pouvait donner naissance à un système comme Wikipédia. En effet, l’exigence de qualité n’est pas garantie par une instance centrale, mais confiée avec optimisme aux ressources de chacun, à l’interaction de tous avec tous et aux résolutions décentralisées des conflits. Jamais un tel projet n’aurait pu germer en France par exemple – cela me peine de le dire, mais j’en suis profondément convaincu – la France étant un pays dont les structures sociales et mentales sont imprégnées de centralisme, d’élitisme et de méfiance réciproque entre groupes sociaux. À l’évidence, Wikipédia est à l’opposé du système social et politique français. Il n’y a ici pas d’instance centrale et interventionniste, les X-Mines n’y bénéficient pas de places réservées, et il ne viendrait pas à l’idée d’un groupe de discussion de demander un statut privilégié.<br />
Croire que la liberté de penser, de s’exprimer et d’agir est un facteur de progrès avant d’être une menace pour l’ordre en place et les valeurs établies, est un trait authentique du libéralisme. La philosophie libérale reconnaît l’existence de tendances déviantes ou perverses, voire d’un mal irréductible, mais la participation de tous minimise ce risque par la contribution de ce que l’on appelle couramment la société civile. Le risque que de mauvaises décisions soient prises au sommet, par des mauvais dirigeants, est jugé bien plus important. Ce que les pères fondateurs du libéralisme (David Hume, Adam Smith, Alexis de Tocqueville, John Stuart Mill) auraient confié à la société, sous la forme d’un pouvoir d’initiative, Wikipédia le confie à des « communautés », qui n’ont peut-être de communautés que le nom tant elles sont informelles et parfois éphémères. Le développement du système repose en partie sur des principes généraux et des règles de jurisprudence, qui ne seraient rien sans le dévouement d’individus à un projet commun ; loin toutefois de se faire confiance par principe en vertu d’une identité partagée, les lecteurs surveillent mutuellement leurs travaux. Chacun est invité à compléter le travail commencé, à formuler des propositions et à s’expliquer sur son comportement. Les conflits sont décentralisés : ils se règlent dans un espace prévu à cet effet, entre participants, et non par des règles préétablies et décidées d’en haut.<br />
L’appel à la responsabilité individuelle est une condition de possibilité du système, qui s’effondrerait si chacun faisait n’importe quoi, ou se croisait les bras, en attendant que la participation de tous améliore la qualité de l’ensemble.</p>
<p>Wikipédia, système libéral, n’en présente pas moins des traits typiquement communautaristes. L’étroite imbrication de l’engagement privé avec un idéal public, qui s’exprime dans le besoin qu’éprouvent les individus d’échanger, de se rassembler et de renforcer par leurs liens réciproques la force de cet idéal, compte parmi les aspects les plus visibles. « Aucune communauté ne pourra longtemps perdurer si ses membres ne consacrent une partie de leur attention, de leur énergie et de leurs ressources à des projets communs.<br />
La poursuite exclusive d’intérêts privés fragilise l’environnement social dont nous dépendons tous, et détruit la capacité, que nous partageons, à nous gouverner nous-mêmes, démocratiquement( 1). » Cette déclaration communautariste, il se trouverait plus d’un wikipédien pour l’approuver. L’existence d’une instance centrale serait justifiée, de ce point de vue, non pour se substituer à l’activité des communautés locales, mais pour conforter leur existence à travers une politique d’assistance technique, de partage des ressources et de soutien ciblé de projets. C’est d’ailleurs le plus souvent la façon dont la Fondation Wikimedia et ses déclinaisons nationales conçoivent leur rôle. Comme le souligne Florence Devouard, présidente de la Fondation : « Je m’occupe de la partie plus stratégique – m’assurer que le site fonctionne au quotidien et que l’on parvient à gérer les problèmes légaux, trouver les fonds, etc. Les gens de la Fondation ne s’impliquent pas dans le fonctionnement même des projets. C’est toujours la communauté qui produit le contenu, qui règle ses problèmes existentiels et modalités de fonctionnement.»</p>
<p>(1) Déclaration communautariste, (The Communautarian Network), préambule : « Nor can any community long survive unless its members dedicate some of their attention, energy, and resources to shared projects. The exclusive pursuit of private interest erodes the network of social environments on which we all depend, and is destructive to our shared experiment in democratic self-government. » [http://www.gwu.edu/~ccps/platformtext.html]</p>
<p>Individualisme ou collectivisme ?<br />
Wikipédia tient sa spécificité de ce nouvel outil éditorial qu’est le wiki. Ce que chacun écrit étant susceptible d’être modifié par quelqu’un d’autre, on est obligé de penser sa contribution dans un cadre collectif. La dimension collective du projet me semble authentique : chacun a plus ou moins conscience d’oeuvrer à la création d’un bien commun, car les autres types de motivation sont beaucoup moins évidents. Les ressources personnelles étant mises à disposition de tous, chacun pourra y puiser selon ses besoins. Il règne autour de l’encyclopédie un parfum capiteux de collectivisme et d’idées marxistes « enfin rendues applicables par les avancées technologiques ». L’individualisme ambiant, que chacun dénonce et pratique aujourd’hui avec la même assiduité, se verrait dépassé<br />
dans une force collective, capable de produire un bien collectif profitable à tous. Sur l’encyclopédie collaborative, ce dépassement s’effectue sans violence, sans porter atteinte au primat de la raison individuelle, et sans menacer la liberté de choix. C’est un paradoxe plutôt amusant, au regard de l’Histoire : le système de coopération de Wikipédia illustre les succès que peut obtenir une société libérale, tout en reposant aussi sur une inspiration et des idéaux collectivistes. Pourquoi n’accepterait-on pas ce brouillage de lignes idéologiques ? Le projet stimule l’initiative privée, valorise les ressources de chacun et donne à l’action un sens collectif. Les individus<br />
peuvent continuer à vivre, à travailler et à s’amuser comme ils l’entendent, tout en se consacrant à une tâche commune quand ils le jugent opportun.<br />
À la question : « Comment réussir aujourd’hui l’articulation de l’individuel et du collectif ? » Wikipédia fournit une réponse exemplaire.<br />
Chacun gère lui-même son implication dans le projet, tout en se projetant dans une communauté virtuelle. Cette philosophie étonnante n’a pas été à l’origine du projet, mais l’analyse peut en extraire à posteriori la formule. Différents courants philosophiques<br />
se recoupent, se contredisent et s’entremêlent de manière implicite sur Wikipédia, de telle sorte que l’encyclopédie est animée par un bouillonnement intellectuel bien plus profond que ne le laisse penser la seule accumulation des articles.<br />
Le relativisme culturel, le libéralisme, le rationalisme et l’anarchismefont de l’encyclopédie un véritable « cocktail de philosophies », dont nous présentons ici brièvement les ingrédients.<br />
- Relativisme<br />
L’idée que les experts n’ont pas le monopole de la parole se rattache ainsi au relativisme. Les individus sont les meilleurs juges de ce qui leur convient. Le philosophe Paul Feyerabend soutient cette thèse dans Adieu la raison, en se revendiquant de la démocratie grecque contre Platon, qui souhaitait confier le pouvoir à « ceux qui savent(1) ». Or, le mérite de la démocratie consiste précisément à<br />
donner libre cours au jeu effectif des opinions, face à la croyance que certains individus, plus savants que d’autres, seraient davantage aptes à décider. Le relativisme prétend ainsi aller jusqu’au bout de l’idée démocratique, à laquelle les élites ne rendent d’ordinaire que des honneurs superficiels. Dans l’interprétation relativiste de la démocratie, chacun est juge de ce qui lui convient, de ce qui lui semble vrai et de ce qui lui semble juste. C’était sans doute, selon Feyerabend, le sens de la maxime de Protagoras le sophiste :<br />
« L’homme est la mesure de toutes choses(2). » Il n’y a pas de norme qui vaudrait indépendamment de ceux qui choisissent de la mettre en oeuvre. La connaissance est ramenée à l’idée que nous nous en faisons et reste soumise à l’approbation des autres. Si des individus considèrent comme connaissance ce qui n’est pas réputé comme tel auprès des experts, ils font bien d’en décider ainsi. Le discours propre au courant du relativisme culturel contemporain est très présent sur Wikipédia. Les possibilités éditoriales ouvertes par le wiki, qui donne à chacun le droit de corriger ce que pense son voisin, oriente la pensée vers le relativisme et le contrôle démocratique de la</p>
<p>(1) Paul Feyerabend, Farewell to Reason, Londres, Verso, 1969 / Adieu la raison, Le Seuil, 1998.<br />
(2) Voir Platon, Théétète, 151-152</p>
<p>connaissance. Chacun semble bénéficier des mêmes prérogatives : pourquoi aurions-nous encore besoin d’experts, pourquoi devrions nous par principe nous soumettre à leur autorité ?<br />
- Positivisme</p>
<p>L’influence du positivisme sur la ligne éditoriale de Wikipedia est évidente, et bienvenue. Le positivisme entretient historiquement des liens étroits avec l’encyclopédisme. Il exige à s’en tenir aux faits, oblige à faire référence à ce qui existe déjà, et proscrit les inventions ou les prises de positions originales. Cette exigence est visible dans les trois principes qui forment la ligne éditoriale officielle de l’encyclopédie : « pas de point de vue(1) », « vérifiabilité » et « pas de recherche originale ». Ici, le relativisme ambiant n’est plus de mise. « Ces trois lignes de conduite ne sont pas négociables, et ne pourront être renversées par des éditeurs ou par consensus(2). » Les fondateurs avaient précisé que ces principes étaient au service de la liberté de penser – l’affirmation d’une ligne de conduite non-négociable aurait pu froisser les membres de la collectivité libérale. « Il deviendra clair pour nos lecteurs que nous ne cherchons pas à leur faire adopter telle ou telle opinion, ceux-ci se sentiront libres de former leur jugement et de développer leur indépendance intellectuelle. Ainsi, les gouvernements totalitaires et les institutions dogmatiques ont raison de s’opposer à Wikipédia, si nous parvenons à maintenir notre politique de neutralité. Le fait que de nombreuses théories soient en concurrence sur une large gamme de sujets, montre bien que nous, créateurs de Wikipédia, nous faisons d’abord confiance à la capacité des lecteurs à former leur propre jugement par euxmêmes(3). » L’insistance sur le rôle du jugement individuel peut se comprendre à partir d’un manque de fiabilité des process, dont les wikipédiens sont tout à fait conscients. On lit en effet dans les recommandations : « En définitive, Wikipédia n’offre aucun outil permettant d’évaluer la validité des arguments qui sont avancés dans un article. » Afin de rendre les informations vérifiables et d’aider<br />
le jugement individuel du lecteur dans sa tâche, l’auteur doit « citer ses sources » et privilégier les « sources de qualité », idéalement les plus fiables. Une grande partie du travail des wikipédiens aguerris consiste à former les nouveaux venus au positivisme encyclopédique.</p>
<p>(1) Wikipedia, « Neutral Point Of View ». [http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Neutral_point_of_view]<br />
(2) « The three policies are also non-negotiable and cannot be superseded by other guidelines (…) by editors or by consensus. »<br />
(3) Richard Waters, Financial Times, « Wikipedia founder plans rival », 16 octobre 2006.</p>
<p>- Libéralisme<br />
Le fait que Wales ait baptisé originellement Wikipédia « encyclopédie libre », en référence au mouvement du logiciel libre, est éloquent. Jimmy Wales a toujours été hostile à la réintroduction de figures classiques de l’autorité, comme le réclamait l’autre co-fondateur, Larry Sanger, étudiant en philosophie. Lorsque l’on demande davantage d’ordre dans Wikipédia, Wales répond positivement, mais<br />
en fait le moins possible. Sanger, s’expliquant sur le type de management mis en oeuvre par Jimmy Wales au sein de Wikimedia, a évoqué « la quintessence même du patron non-interventionniste (hands off manager) et qui applique cette conception de l’administration à l’ensemble des individus ». Il s’agit, plus que d’un style de management, d’une conviction philosophique, car il ne faut « rien retirer aux droits individuels et au respect de la raison [...]. Chaque individu a la responsabilité entière de penser, de juger et de décider. Nous ne devons jamais abdiquer cette responsabilité, ni devant l’encyclopédie Britannica, ni devant Wikipédia, ni devant un individu ou un pouvoir collectif quelconque. » Le libéralisme collectif est une forme de rationalisme avant d’être un collectivisme. La raison, la liberté et la responsabilité individuelles sont des valeurs intangibles, que l’on ne peut, ni ne doit, aliéner au profit du groupe, et tellement intangibles qu’elles semblent exister en soi, et ne pas avoir besoin d’une éducation.<br />
L’article « Libéralisme » que l’on peut lire actuellement sur Wikipédia reflète assez bien ce que l’on entend aujourd’hui par là :<br />
« Le libéralisme repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne peut empiéter. […] Au sens large, le libéralisme prône l’établissement d’une société caractérisée par la liberté de penser des individus, le respect du droit naturel, le libre-échange des idées, l’économie de marché et son corollaire, l’initiative privée, ainsi qu’un pouvoir politique légal et transparent garantissant les droits des minorités. » Wikipédia se veut une société numérique libérale : la communauté, respectueuse des individus, met en oeuvre ses projets, sans dépendre d’une autorité centrale ou extérieure. Suivant la vulgate libérale, l’État ne doitil pas intervenir le moins possible dans la société civile, en limitant son intervention aux fonctions de justice et de police ? Relégué au rôle d’arbitre, l’État ne doit sortir de sa réserve que dans des circonstances où la protection des libertés l’exige, et selon des<br />
modes prévus et circonscrits par des règles de droit. C’est ce rôle strictement limité d’un État conforme aux théories libérales que remplit la Fondation Wikimedia et ses déclinaisons nationales, avec un si petit nombre d’employés qu’il ferait pâlir d’envie les libéraux les plus durs.</p>
<p>Pour comprendre le fonctionnement de l’encyclopédie, on pourrait alors évoquer la théorie de la « main invisible(1) » d’Adam Smith, censée harmoniser les intérêts des uns et des autres dans un contexte ouvert de marché, ou bien le postulat de John Stuart Mill, suivant lequel tout le monde doit profiter de l’expression, de la circulation et de l’esprit critique de tout le monde. L’encyclopédie serait une sorte de marché libre de la connaissance : la concurrence(2) des idées doit conduire à l’élimination progressive des<br />
erreurs, l’offre doit correspondre le plus adéquatement possible à la demande, etc. L’expression d’une erreur n’est pas un mal pour les fondateurs du libéralisme, parce qu’elle permettra de saisir la vérité avec davantage de clarté. Héritier de la pensée des Lumières, John Stuart Mill a ainsi montré que les esprits sont capables de s’éclairer et de se former mutuellement, pourvu qu’ils aient la liberté de concevoir, d’exprimer et d’échanger. Nul besoin de censurer, nul besoin d’identifier et de bannir le mal : la libre concurrence des idées fait disparaître les indésirables. Le corollaire de ce principe est qu’il faut compter avec un certain nombre de « ratés », et que sur<br />
une encyclopédie aussi libérale que Wikipédia, personne ne peut garantir une protection totale contre le sabotage. L’optimisme reste toutefois de mise, chez les libéraux : plus les idées sont nombreuses à circuler et plus elles circulent vite, plus on a de chances de progrès. Le résultat est fonction du nombre et de la vitesse des échanges.<br />
Cette théorie est en grande partie justifiée par la supériorité de l’encyclopédie de langue anglaise, animée par le plus grand nombre de contributeurs réguliers. Les saboteurs sont rares, malgré le caractère spectaculaire de certains incidents. L’optimisme libéral de Wikipédia semble donner un nouveau souffle à l’ambition portée par la philosophie des Lumières.</p>
<p>(1) Voir Adam Smith, 1759, Théorie des sentiments moraux, Paris, coll. Léviathan, PUF, 1999.<br />
Une interprétation de cette théorie popularisée par l’école néo-classique veut que les individus, en recherchant leur intérêt personnel, concourent sans le vouloir à l’intérêt général. Le marché s’autorégule, si bien que l’intervention du gouvernement en économie n’est pas souhaitable.<br />
(2) J’entends ici « concurrence » des idées au double sens du terme, soit le fait que les idées affluent au même endroit, et celui qu’elles soient en compétition pour leur survie.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.fypeditions.com/le-mix-philosophique-de-wikipedia-par-marc-foglia-auteur-de-wikipedia-media-de-la-connaissance-democratique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Dynamic page generated in 1.312 seconds. -->
<!-- Cached page generated by WP-Super-Cache on 2010-03-12 05:16:58 -->
