Dream Orange : quand la géolocalisation bouleverse le web social

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Une information à partager en temps réel

La polémique ne cesse d’ailleurs d’être relancée depuis la sortie de « Google Latitude ». Plus question ici de positionnement approximatif, le service vous propose purement et simplement de diffuser votre position en temps réel. Dès lors que vous l’y autoriserez, un contact pourra donc rejoindre votre liste de privilégiés autorisés à suivre le moindre de vos déplacements sur une carte. Permettant pour les uns d’éviter la communication superflue – il devient inutile d’appeler un collègue ou ami pour savoir où il se trouve – et de se rassurer quand aux faits et gestes de leurs enfants ou leur âme-sœur pour les autres, la technologie est également à l’origine de bien des dérives.

Situer un individu, un lieu, un objet ou même un contenu immatériel fraichement créé dans l’espace n’a aujourd’hui plus rien de compliqué. Qu’il se promène dans la rue, téléphone en poche, ou qu’il soit confortablement installé derrière un ordinateur connecté sans-fil à internet, l’usager moderne baigne sans le savoir dans un incroyable cocktail technologique. GPS, GSM, WIFI ou Bluetooth permettent en effet de localiser les internautes et de représenter en quelques secondes leur position sur une carte. Mais si la géolocalisation répond souvent à des problématiques de navigation, elle est également à l’origine de nouvelles pratiques. A l’heure où les « location based services» (ou services géolocalisés) riment avec réseaux sociaux, devra-t-on encore demain commencer une conversation téléphonique par l’incontournable « Où-es-tu ?»
Situer un individu, un lieu, un objet ou même un contenu immatériel fraichement créé dans l’espace n’a aujourd’hui plus rien de compliqué. Qu’il se promène dans la rue, téléphone en poche, ou qu’il soit confortablement installé derrière un ordinateur connecté sans-fil à internet, l’usager moderne baigne sans le savoir dans un incroyable cocktail technologique. GPS, GSM, WIFI ou Bluetooth permettent en effet de localiser les internautes et de représenter en quelques secondes leur position sur une carte. Mais si la géolocalisation répond souvent à des problématiques de navigation, elle est également à l’origine de nouvelles pratiques. A l’heure où les « location based services » (ou services géolocalisés) riment avec réseaux sociaux, devra-t-on encore demain commencer une conversation téléphonique par l’incontournable « Où-es-tu ? » ?

Le succès du « lifecasting »
Après avoir envahis les habitacles de berlines, le GPS s’invitent à présent dans tout bon « smart phone ». Les « early adopters » utilisent évidemment le positionnement par satellite pour trouver leur chemin, un bon restaurant ou même pour s’informer de la vie culturelle de leur ville, mais aussi de plus en plus pour « géotaguer » leur photos. Automatiquement ajoutés aux métadonnées EXIF, les coordonnées géographiques du lieu permettent en effet de visualiser les clichés sur une carte, via un « mashup ». L’usager peut ainsi facilement resituer le contexte de la prise de vue et naviguer dans ses données d’une manière alternative. Le « geotagging » ouvre également de nouvelles perspectives dès lors que les photos sont hébergées sur des plateformes de partage telles que FlickR. D’abord utilisés dans un cadre sportif, des services tels que Sports Tracker ou Nike+ont été déclinés pour encourager la pratique du « lifecasting ». A l’ère de Facebook et Twitter partager sa vie avec son réseau n’a rien d’extravagant, certains constructeurs comme Nokia en font d’ailleurs leur fer de lance. L’application Vine retrace ainsi les itinéraires des utilisateurs en mettant en exergue la matière numérique générée en mobilité (photos, vidéos, sons). Whrrl offre de son côté d’organiser automatiquement des tranches de vie capturées « on the go ». L’objectif est le même : pérenniser des souvenirs, les partager et les croiser avec d’autres internautes. Rien n’est d’ailleurs plus facile aujourd’hui que de diffuser du contenu sur la toile tant les outils sont nombreux !
Après avoir envahis les habitacles de berlines, le GPS s’invitent à présent dans tout bon « smart phone ». Les « early adopters » utilisent évidemment le positionnement par satellite pour trouver leur chemin, un bon restaurant ou même pour s’informer de la vie culturelle de leur ville, mais aussi de plus en plus pour « géotaguer » leur photos. Automatiquement ajoutés aux métadonnées EXIF, les coordonnées géographiques du lieu permettent en effet de visualiser les clichés sur une carte, via un « mashup ». L’usager peut ainsi facilement resituer le contexte de la prise de vue et naviguer dans ses données d’une manière alternative. Le « geotagging » ouvre également de nouvelles perspectives dès lors que les photos sont hébergées sur des plateformes de partage telles que FlickR.
D’abord utilisés dans un cadre sportif, des services tels que « Sports Tracker » ou « Nike+ » ont été déclinés pour encourager la pratique du « lifecasting ». A l’ère de Facebook et Twitter, partager sa vie avec son réseau n’a rien d’extravagant, certains constructeurs comme Nokia en font d’ailleurs leur fer de lance. L’application « Vine » retrace ainsi les itinéraires des utilisateurs en mettant en exergue la matière numérique générée en mobilité (photos, vidéos, sons). « Whrrl » offre de son côté d’organiser automatiquement des tranches de vie capturées « on the go ». L’objectif est le même : pérenniser des souvenirs, les partager et les croiser avec d’autres internautes. Rien n’est d’ailleurs plus facile aujourd’hui que de diffuser du contenu sur la toile tant les outils sont nombreux !

Une nouvelle géolocalisation sociale
Si l’annotation de contenu multimédia favorise la découverte de lieux, une valeur particulière peut également être accordée au partage de ses propres coordonnées géographiques. Outils précurseurs de « radar social », les réseaux sociaux proposent justement de communiquer sa position, accompagnée d’une note ou d’une photo, à un réseau plus ou moins ouvert. Ces « Twitter de la localisation » impliquent donc un « check-in » géographique retraçant les instants clés du quotidien, dans l’optique de renforcer une dynamique sociale ou même de l’enrichir.Dopplr (récemment racheté par Nokia) illustre sans doute le mieux les bénéfices d’une telle pratique, en mettant à disposition des voyageurs des conseils, fruits de l’intelligence collective. A l’heure où des milliards de messages circulent chaque jour dans la « statusphère », la question du « microblogging » géolocalisé est plus que jamais d’actualité. Des modules tels que Google Gears et Geode rendent d’ailleurs possibles la géolocalisation d’ordinateurs connectés en Wifi. Côté mobile, on l’a vu, la question est déjà réglée. Après s’être rodé sur Friend View en 2008, Nokia vient tout juste de lancer des applications de « social messaging» s’inscrivant dans sa suite «
Le message du constructeur est simple : en ajoutant une dimension spatiale à un contenu souvent relatif à l’activité de l’usager, il est possible de susciter des rencontres fortuites. Grace à « [urlsite=http://fireeagle.yahoo.net/]Fire Eagle[/urlsite] » de Yahoo, plateforme sur laquelle s’appuient de nombreux services, géocaliser ses amis via Facebook ou Twitter est donc bel et bien possible. Conscients de ces enjeux, les deux géants devraient très bientôt intégrer les coordonnées géographiques à leur API, forçant de nombreux réseaux sociaux déjà établis à évoluer…

Si l’annotation de contenu multimédia favorise la découverte de lieux, une valeur particulière peut également être accordée au partage de ses propres coordonnées géographiques. Outils précurseurs de « radar social », les réseaux sociaux « Plazes » (racheté en 2008 par Nokia), « Brightkite » ou « Foursquare » proposent justement de communiquer sa position, accompagnée d’une note ou d’une photo, à un réseau plus ou moins ouvert. Ces « Twitter de la localisation » impliquent donc un « check-in » géographique retraçant les instants clés du quotidien, dans l’optique de renforcer une dynamique sociale ou même de l’enrichir. « Dopplr » (récemment racheté par Nokia) illustre sans doute le mieux les bénéfices d’une telle pratique, en mettant à disposition des voyageurs des conseils, fruits de l’intelligence collective. A l’heure où des milliards de messages circulent chaque jour dans la « statusphère », la question du « microblogging » géolocalisé est plus que jamais d’actualité.

Des modules tels que « Google Gears » et « Geode » rendent d’ailleurs possibles la géolocalisation d’ordinateurs connectés en Wifi. Côté mobile, on l’a vu, la question est déjà réglée. Après s’être rodé sur « Friend View » en 2008, Nokia vient tout juste de lancer des applications de « social messaging » s’inscrivant dans sa suite « Ovi ».

Le message du constructeur est simple : en ajoutant une dimension spatiale à un contenu souvent relatif à l’activité de l’usager, il est possible de susciter des rencontres fortuites. Grace à « Fire Eagle » de Yahoo, plateforme sur laquelle s’appuient de nombreux services, géocaliser ses amis via Facebook ou Twitter est donc bel et bien possible. Conscients de ces enjeux, les deux géants devraient très bientôt intégrer les coordonnées géographiques à leur API, forçant de nombreux réseaux sociaux déjà établis à évoluer…
Des catalyseurs de rencontres
L’un des services les plus en vogue du moment n’utilise pourtant pratiquement pas le GPS. Ce qui fait la force du réseau social mobile. Aka-Aki, disponible depuis peu en France, c’est son architecture complexe tirant principalement parti du Bluetooth et du « Cell-ID » (identification relative à l’antenne). Et pour cause, l’application de la startup allemande est compatible avec les mobiles d’entrée de gamme ! Capable de tisser un réseau complexe en se servant également des téléphones de non-usagers, cette dernière traque vos mouvements sans jamais révéler votre position exacte. Aka-Aki agit plutôt comme le « radar social » que nous évoquions tout à l’heure, en dressant la liste des utilisateurs du service situés à moins de 10 minutes à pied de votre position. Qu’il fasse partie de votre réseau d’amis ou non, chacun pourra demander par SMS à vous rencontrer. Mieux encore, les profils des personnes que vous aurez croisées seront archivés sur la plateforme au grand dam des défenseurs des libertés individuelles.
les exemples de réseaux sociaux basés sur la géocalisation de leurs membres sont nombreux outre-atlantique et soulèvent les mêmes questions quant à l’anonymat des usagers. Etre averti à chaque fois que vous approchez d’un ami, pouvoir retrouver une personne croisée dans la rue ou simplement faire de nouvelles rencontres a un prix que semblent prêts à payer bon nombre de célibataires.

L’un des services les plus en vogue du moment n’utilise pourtant pratiquement pas le GPS. Ce qui fait la force du réseau social mobile « Aka-Aki », disponible depuis peu en France, c’est son architecture complexe tirant principalement parti du Bluetooth et du « Cell-ID » (identification relative à l’antenne). Et pour cause, l’application de la startup allemande est compatible avec les mobiles d’entrée de gamme !

Capable de tisser un réseau complexe en se servant également des téléphones de non-usagers, cette dernière traque vos mouvements sans jamais révéler votre position exacte. « Aka-Aki » agit plutôt comme le « radar social » que nous évoquions tout à l’heure, en dressant la liste des utilisateurs du service situés à moins de 10 minutes à pied de votre position (voir en vidéo). Qu’il fasse partie de votre réseau d’amis ou non, chacun pourra demander par SMS à vous rencontrer. Mieux encore, les profils des personnes que vous aurez croisées seront archivés sur la plateforme au grand dam des défenseurs des libertés individuelles.

« Locle », « Zkout », « Limbo », « Loopt » : les exemples de réseaux sociaux basés sur la géocalisation de leurs membres sont nombreux outre-atlantique et soulèvent les mêmes questions quant à l’anonymat des usagers. Etre averti à chaque fois que vous approchez d’un ami, pouvoir retrouver une personne croisée dans la rue ou simplement faire de nouvelles rencontres a un prix que semblent prêts à payer bon nombre de célibataires.
Une information à partager en temps réel
La polémique ne cesse d’ailleurs d’être relancée depuis la sortie de Google Latitude. Plus question ici de positionnement approximatif, le service vous propose purement et simplement de diffuser votre position en temps réel. Dès lors que vous l’y autoriserez, un contact pourra donc rejoindre votre liste de privilégiés autorisés à suivre le moindre de vos déplacements sur une carte. Permettant pour les uns d’éviter la communication superflue – il devient inutile d’appeler un collègue ou ami pour savoir où il se trouve – et de se rassurer quand aux faits et gestes de leurs enfants ou leur âme-sœur pour les autres, la technologie est également à l’origine de bien des dérives. Si les scénarii d’usage sont riches en perspectives, ils ne prennent pas toujours compte du désir des gens de ne pas être joignables par quelque moyen que ce soit. Afin de s’assurer que ses utilisateurs sont conscients des enjeux de la géocalisation, Fire Eagle désactive automatiquement le positionnement dès lors qu’ils ne cliquent pas sur le lien envoyé par e-mail à la fréquence paramétrée lors de l’inscription. La mise à jour automatique peut d’ailleurs être désactivée à l’envie. Glympse permet à quant à lui de n’activer le « tracking » temps réel que pour un lapse de temps donné, permettant par exemple aux internautes de suivre des proches sur la route de retour… Si la question du stockage de ces données personnelles et de leur possible utilisation à des fins marketings est dans tous les esprits, elle ne doit pas freiner la démocratisation de services connectant la famille ou dynamisant la vie locale. Microsoft Vine, actuellement en beta, illustre par exemple un futur où la géolocalisation favorise les relations sociales et l’entraide au sein d’un quartier tout en facilitant la diffusion d’annonces et d’alertes institutionnelles. Pour poursuivre
La polémique ne cesse d’ailleurs d’être relancée depuis la sortie de « Google Latitude ». Plus question ici de positionnement approximatif, le service vous propose purement et simplement de diffuser votre position en temps réel. Dès lors que vous l’y autoriserez, un contact pourra donc rejoindre votre liste de privilégiés autorisés à suivre le moindre de vos déplacements sur une carte. Permettant pour les uns d’éviter la communication superflue – il devient inutile d’appeler un collègue ou ami pour savoir où il se trouve – et de se rassurer quand aux faits et gestes de leurs enfants ou leur âme-sœur pour les autres, la technologie est également à l’origine de bien des dérives.

Si les scénarii d’usage sont riches en perspectives, ils ne prennent pas toujours compte du désir des gens de ne pas être joignables par quelque moyen que ce soit. Afin de s’assurer que ses utilisateurs sont conscients des enjeux de la géocalisation, « Fire Eagle » désactive automatiquement le positionnement dès lors qu’ils ne cliquent pas sur le lien envoyé par e-mail à la fréquence paramétrée lors de l’inscription. La mise à jour automatique peut d’ailleurs être désactivée à l’envie. « Glympse » permet à quant à lui de n’activer le « tracking » temps réel que pour un lapse de temps donné, permettant par exemple aux internautes de suivre des proches sur la route de retour… Si la question du stockage de ces données personnelles et de leur possible utilisation à des fins marketings est dans tous les esprits, elle ne doit pas freiner la démocratisation de services connectant la famille ou dynamisant la vie locale. « Microsoft Vine », actuellement en beta, illustre par exemple un futur où la géolocalisation favorise les relations sociales et l’entraide au sein d’un quartier tout en facilitant la diffusion d’annonces et d’alertes institutionnelles.

Pour poursuivre la réflexion, nous vous conseillons la lecture de:
« Médias géolocalisés : comprendre les nouveaux espaces numériques » par Nicolas Nova chez FYP éditions

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